SFR racheté : la France n'aura bientôt qu'un seul opérateur, géré par un chat et un stagiaire avec 20 milliards en poche
Ah, la concentration du marché des télécoms. Encore. J'avais l'espoir naïf que ce matin, je pourrais écrire sur le prix aberrant des croissants ou sur l'art de l'ennui, mais non. Il faut que je vous parle de SFR, de rachats, de monopoles. Comme si l'on n'avait pas déjà assez de problèmes existentiels. Visiblement, le sort de votre forfait 5G est une préoccupation majeure pour certains, moi, je préférerais être ailleurs, sincèrement.
SFR racheté : la France n'aura bientôt qu'un seul opérateur, géré par un chat et un stagiaire avec 20 milliards en poche
Ah, la concentration du marché des télécoms. Encore. J'avais l'espoir naïf que ce matin, je pourrais écrire sur le prix aberrant des croissants ou sur l'art de l'ennui, mais non. Il faut que je vous parle de SFR, de rachats, de monopoles. Comme si l'on n'avait pas déjà assez de problèmes existentiels. Visiblement, le sort de votre forfait 5G est une préoccupation majeure pour certains, moi, je préférerais être ailleurs, sincèrement.
Alors, d'après les chuchotis de couloir et les bruits de fond de la machine à café, il semblerait que le petit monde des télécoms français, déjà aussi varié qu'une carte de menu à la cantine, soit sur le point de se transformer en un champ de ruines monoculturel. L'idée serait qu'il ne resterait qu'un seul opérateur. Un seul. Imaginez la scène : une entité omnipotente, capable de vous facturer l'air que vous respirez via votre téléphone, gérée, non pas par des génies de la finance, mais, tenez-vous bien, par un stagiaire. Un stagiaire, oui. Pas n'importe lequel, un "Ingénieur réseau télécom ou informatique" à Véloxy, qui, d'après les offres d'emploi que l'on m'a fourrées sous le nez, doit "comprendre la topologie" et "cartographier dynamiquement le réseau Backbone". Fascinant. On lui confie l'avenir numérique d'une nation pendant qu'il apprend à utiliser Python pour afficher des schémas sur Grafana. Quel sens des priorités !
Et histoire de pimenter un peu ce scénario déjà absurde, la légende urbaine veut qu'il y ait aussi un chat. Un chat, oui, avec une patte sur le bouton "On/Off" des données mobiles et 20 milliards d'euros en poche. Pff. Pourquoi pas un hamster PDG pendant qu'on y est ? Ce sont des nouvelles comme ça qui me donnent envie de prendre ma retraite au fond d'une grotte, sans réseau.
Pour la forme, j'ai tenté de recueillir l'avis du peuple. J'ai demandé à Josette, 73 ans, qui attendait son bus avec une dignité remarquable, ce qu'elle pensait d'un opérateur unique. Elle m'a regardé d'un œil vide et m'a demandé si "ça voulait dire que le monsieur de la télé allait enfin réparer son magnétoscope". Bref. Puis, j'ai interpellé Brandon, 19 ans, le smartphone greffé à la main, sur son opinion concernant l'impact sur la concurrence. Il a soupiré, décollé ses écouteurs une seconde pour me lancer : "Tant que ça rame pas sur Twitch, osef, non ?". Voilà. Les experts sont formels.
Allez, on continue. Dans le fond, qu'est-ce que ça change ? Que vous soyez client d'un, de deux ou de mille opérateurs, votre vie sera toujours la même : des notifications incessantes, des forfaits à rallonge pour une connexion qui vous lâche au pire moment, et des pubs pour des trucs que vous n'achèterez jamais. L'histoire se répète, inlassablement.
Dans cent ans, personne ne se souviendra de cet article, ni de votre connexion fibre, ni de ce chat imaginaire avec sa fortune. Tout ce que l'on retiendra, c'est que des gens ont passé leur temps à s'agiter pour des choses aussi futiles qu'un débit internet. Moi, je retourne à mon café. Ou plutôt, je m'en prends un, si le stagiaire n'a pas monopolisé la machine.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)