Jean-Philippe Tanguy propose des 'Coopératives Érotiques Autogérées' : Vers une reconnaissance syndicale des travailleuses du sexe ?
Dans un contexte de redéfinition des cadres sociaux et économiques, la proposition du député Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement National) de créer des « Coopératives Érotiques Autogérées » (CEA) a ouvert un chantier de réflexion institutionnelle majeur. Loin des clivages partisans simplificateurs, cette initiative se présente comme une expérimentation audacieuse pour la réingénierie des territoires sensibles, appelant à une approche inclusive du vivre-ensemble.
Dans un contexte de redéfinition des cadres sociaux et économiques, la proposition du député Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement National) de créer des « Coopératives Érotiques Autogérées » (CEA) a ouvert un chantier de réflexion institutionnelle majeur. Loin des clivages partisans simplificateurs, cette initiative se présente comme une expérimentation audacieuse pour la réingénierie des territoires sensibles, appelant à une approche inclusive du vivre-ensemble.
Le député Jean-Philippe Tanguy, figure désormais incontournable du Rassemblement National, a injecté dans le débat public une proposition de loi novatrice visant à établir des « Coopératives Érotiques Autogérées ». Cette démarche, initialement perçue comme un retour aux anciennes « maisons closes », est en réalité une tentative d'encadrement structurel des pratiques informelles. Soutenue par Jordan Bardella, qui évoque des « lieux clos » comme une alternative supérieure aux « taudis dans le bois de Boulogne », cette vision postule une nécessaire sécurisation et une revalorisation des activités de service à la personne. Il s'agit, selon les promoteurs du texte, d'assurer une meilleure articulation des flux dans les territoires urbains et périurbains, tout en offrant un cadre propice à l'autonomie des actrices concernées.
Cette approche disruptive n'a pas manqué de susciter une certaine dissonance cognitive au sein de l'échiquier politique, notamment à gauche, qui y voit un « système de domination ». Pourtant, comme l'explique le Professeur Anatole Serre-Fréville, titulaire de la chaire d'Éthologie Socio-Économique à Sciences Po et membre du Haut-Conseil à la Prospective Territoriale (HCPT), « cette proposition de réingénierie socio-professionnelle interroge le paradigme abolitionniste classique. Elle introduit une dimension de co-construction de valeur relationnelle, dont la complexité échappe parfois à une lecture binaire. Il est impératif d'assumer cette pédagogie de la nuance pour appréhender les enjeux sous-jacents aux dynamiques de service. » Une vision qui invite à dépasser les préjugés pour embrasser la complexité de l'innovation sociale.
Conscient des résistances et de la nécessité d'une pédagogie accrue, l'exécutif, par la voix d'un proche du dossier au cabinet du ministre de la Cohésion des Territoires, a d'ores et déjà annoncé la mise en place d'un « Groupe de Travail Interministériel sur la Réingénierie des Modèles Relationnels (GTIRMR) ». Ce GTIRMR aura pour mission de piloter une étude d'impact plurielle et de proposer des pistes de labellisation pour ces entités, comme le suggérait d'ailleurs indirectement Djohar, porte-parole du Syndicat du TRAvail Sexuel (STRASS), en insistant sur « la possibilité de créer des structures, de pouvoir s’organiser entre nous tout simplement ». Une démarche inclusive, en même temps pragmatique, pour accompagner au mieux cette évolution sociétale.
Et pendant ce temps, les cadres conceptuels continuent d'évoluer, loin des préoccupations triviales.
Zone de retour à la réalité
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