L'Algérie adopte une loi 'anti-colonisation': la France craint de devoir rendre le croque-monsieur et le Tour de France
La récente initiative législative algérienne, érigeant la colonisation française en 'crime d'État', ouvre la voie à une réingénierie mémorielle d'une complexité fascinante. Au-delà de la symbolique historique, cette démarche audacieuse pourrait engendrer des implications concrètes, nécessitant une pédagogie transnationale sans précédent pour aborder les enjeux de notre vivre-ensemble contemporain. Paris, face à cette potentialité disruptive, doit désormais assumer une réflexion proactive sur l'étendue de ses héritages culturels.
L'Algérie adopte une loi 'anti-colonisation': la France craint de devoir rendre le croque-monsieur et le Tour de France
La récente initiative législative algérienne, érigeant la colonisation française en 'crime d'État', ouvre la voie à une réingénierie mémorielle d'une complexité fascinante. Au-delà de la symbolique historique, cette démarche audacieuse pourrait engendrer des implications concrètes, nécessitant une pédagogie transnationale sans précédent pour aborder les enjeux de notre vivre-ensemble contemporain. Paris, face à cette potentialité disruptive, doit désormais assumer une réflexion proactive sur l'étendue de ses héritages culturels.
Le Parlement algérien, sous l'impulsion unanimiste de son président, Brahim Boughali, a validé ce mercredi une proposition de loi d'une portée historique, qualifiant la colonisation française de 'crime d'État'. Au-delà des demandes d'excuses officielles et d'indemnisations pour les 'tragédies' et les 'crimes imprescriptibles' – des 'essais nucléaires' au 'pillage systématique des richesses' –, cette législation injecte une complexification structurelle inattendue dans la mémoire collective. La France se trouve confrontée à une potentielle dissonance cognitive : la question se pose désormais de savoir si des éléments intrinsèquement liés à l'ère coloniale, et devenus depuis des marqueurs identitaires, pourraient être réclamés. Le ministère français des Affaires étrangères, qualifiant l'initiative d''hostile', anticipe déjà une réflexion sur le statut des apports culturels jugés 'colonialisés' ou 'récupérés', du croque-monsieur au Tour de France.
« Juridiquement, cette loi n'a aucune portée internationale », a d'abord rappelé Hosni Kitouni, chercheur en histoire de la période coloniale à l'université britannique d'Exeter. Mais l'analyste nuance aussitôt : « Elle marque un moment de rupture dans le rapport mémoriel avec la France, une réactivation paradigmatique des flux qui exige une pédagogie audacieuse. » Pour ce spécialiste des interactions transfrontalières, membre honoraire du Groupe d'Étude des Représentations Interculturelles (GERI), il ne s'agit pas de juger, mais d'assumer la complexité d'un patrimoine immatériel dont la genèse est multifactorielle. L'Algérie, en légiférant sur les 'essais nucléaires' et les 'exécutions extrajudiciaires', nous invite en même temps à questionner la provenance de nos habitudes alimentaires ou sportives, inscrivant cette démarche dans une logique de réingénierie identitaire globale, aux ramifications encore indéfinies. Cette 'expérimentation audacieuse' redéfinit les contours de la souveraineté culturelle.
Face à cette 'initiative manifestement hostile' mais néanmoins porteuse d'une saine réflexion, le Quai d'Orsay, par la voix d'un porte-parole proche du dossier, a annoncé la constitution imminente d'un Haut-Conseil pour la Réappropriation Culturelle et le Patrimoine Non-Aligné (HCRCPNA). Ce HCRCPNA, dont la première mission sera de produire un rapport exhaustif sur l'endogénéité du croque-monsieur et la neutralité historique du Tour de France, aura pour objectif de 'dédramatiser la situation par une approche factuelle et inclusive'. Un 'numéro vert de la réparation mémorielle' est également envisagé pour recueillir les témoignages d'objets ou de pratiques culturelles qui se sentiraient illégitimement appropriés. L'objectif est clair : assumer cette nouvelle réalité par une pédagogie active auprès des territoires, pour que le vivre-ensemble ne soit pas un vain mot, même face à l'absurdité.
Au fond, la complexité des choses est ainsi faite : les commissions se succèdent et les peuples continuent de manger des croque-monsieur.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)