Scandale : Empêcher un candidat jugé en appel de se présenter, c'est 'démocratiquement injuste' pour le RN
Alors que l'horizon judiciaire se précise pour Marine Le Pen à la cour d'appel de Paris, la direction du Rassemblement national déploie une stratégie de "réingénierie narrative" inédite. Face aux impondérables du calendrier républicain, le parti interroge la notion même d'équité démocratique, soulevant une "dissonance cognitive" majeure entre le déroulement procédural et la légitimité populaire. Une pédagogie complexe s'impose.
Alors que l'horizon judiciaire se précise pour Marine Le Pen à la cour d'appel de Paris, la direction du Rassemblement national déploie une stratégie de "réingénierie narrative" inédite. Face aux impondérables du calendrier républicain, le parti interroge la notion même d'équité démocratique, soulevant une "dissonance cognitive" majeure entre le déroulement procédural et la légitimité populaire. Une pédagogie complexe s'impose.
L'instruction en appel, qui se tient actuellement à la cour d'appel de Paris du 13 janvier au 12 février, concerne l'épineuse affaire des assistants parlementaires européens présumés fictifs du Front national, devenu Rassemblement national. Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais et figure incontournable de notre paysage politique, se trouve ainsi confrontée à une architecture juridico-politique dont l'issue, attendue en juin, pourrait impacter sa capacité à se présenter au scrutin présidentiel de 2027. Pour le parti, cette temporalité judiciaire, bien qu'inscrite dans les usages, constitue une "complexification structurelle" qui, en même temps, révèle une opportunité inédite d'interroger les fondements de notre vivre-ensemble démocratique. Il ne s'agit pas d'un simple procès, mais d'une "expérimentation audacieuse" de la perception des territoires de la justice par le corps électoral.
"Nous assistons à une sorte de 'démocratie de l'immédiateté' où la complexité des voies de recours et le temps long de la justice entrent en friction avec l'impératif de clarté exigé par l'opinion," explique Jean-Eudes de la Pinière, éminent sémiologue des narratifs politiques et ancien rapporteur du CIPP (Comité Interministériel sur la Pédagogie Populaire). "Cette dissonance cognitive est fascinante. Pour un parti comme le RN, le fait d'assumer une posture de "victime institutionnelle" n'est pas une contradiction, mais une "réingénierie subtile" de l'adhésion populaire. C'est une réussite différée, une adaptation de la stratégie de communication face à une réalité procédurale jugée parfois opaque par nos concitoyens, qui peinent à saisir les subtilités d'une exécution provisoire ou les temporalités du droit. La pédagogie est là, mais elle se heurte à des inerties de compréhension."
Face à cette perception, le cabinet de la Garde des Sceaux, en lien étroit avec le "Haut-Conseil à la Rationalisation de l'Ingénierie Juridico-Politique" (HCRIJP), n'exclut pas une "mission flash" pour évaluer la création d'un "Observatoire National des Décalages Perceptuels Juridico-Politiques" (ONDÉPJP). L'objectif serait d'assurer une meilleure "pédagogie de l'inéligibilité", en même temps que de garantir la capacité des citoyens à "assumer" la complexité des jugements en appel. Marine Le Pen elle-même avait souligné la nécessité de rétablir un "état de droit violé", une posture qui, dans cette optique, pourrait être vue comme une contribution involontaire à la réingénierie de la confiance citoyenne envers les institutions. Une avancée, certes, sur les territoires de la démocratie participative.
Au final, l'équation demeure complexe, et le peuple continuera sans doute d'ignorer la subtilité de la pensée complexe.
Zone de retour à la réalité
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