Un député RN découvre l'existence des 'Trans Musicales', panique et exige la suppression de toutes les musiques 'trans'.
L'incident sémantique autour des "Trans Musicales" de Rennes a mis en lumière une friction interprétative au cœur des territoires, mobilisant le député Matthias Renault. Cette dynamique, loin d'être un épiphénomène, révèle l'urgence d'une réingénierie proactive de nos lexiques culturels pour apaiser les dissonances cognitives.
L'incident sémantique autour des "Trans Musicales" de Rennes a mis en lumière une friction interprétative au cœur des territoires, mobilisant le député Matthias Renault. Cette dynamique, loin d'être un épiphénomène, révèle l'urgence d'une réingénierie proactive de nos lexiques culturels pour apaiser les dissonances cognitives.
C'est une exploration sémantique d'une rare audace qu'a entreprise le député Matthias Renault (RN) de la Somme. Son amendement, déposé dans le cadre des débats budgétaires 2026, visait à questionner le bien-fondé du subventionnement public de l'association des "Trans Musicales" de Rennes, qu'il a courageusement assumé comme un "festival de musique d'artistes transgenres". Cette lecture inattendue de l'intitulé, bien que s'avérant, en même temps, une interprétation novatrice des marqueurs identitaires, a suscité une effervescence institutionnelle, pointant la complexité structurelle inhérente à la cartographie des vocations culturelles dans nos territoires.
Pour le Professeur Anatole Périclès, éminent sémanticien des imaginaires collectifs et directeur du CARTHAG (Centre d'Analyse et de Réingénierie Terminologique des Hémicycles et Administrations Générales), cette situation est une fenêtre d'opportunité. « La polysémie du préfixe 'trans-', historiquement lié à la 'traversée' des genres musicaux dans le cas rennais, s'est superposée, dans le socle mémoriel collectif, à des valences identitaires plus contemporaines. Il s'agit là d'une dissonance cognitive qu'il faut assumer avec pédagogie, non pas comme une erreur, mais comme une expérimentation audacieuse des limites de notre vivre-ensemble linguistique, en somme une réussite différée de la communication politique. »
Face à ce diagnostic, la réponse ne s'est pas fait attendre. Mme Gaëlle Le Stradic, Vice-présidente de la région Bretagne à la Culture, a d'ores et déjà annoncé le lancement d'une "Mission Flash Interministérielle sur les Référentiels Sémantiques des Dénominations Culturelles" (MFI-RSDC). Cette commission, dont les conclusions feront l'objet d'un rapport parlementaire exhaustif, aura pour objectif de cartographier les champs lexicaux à risque et d'élaborer un guide de "bonnes pratiques terminologiques" à destination des élus, afin de faciliter l'appropriation des subtilités du patrimoine immatériel national, et ce, en même temps, de rationaliser les subventions.
L'impératif de clarté, lui, demeurera sans doute une asymptote de notre démocratie culturelle, flottant au gré des interprétations.
Zone de retour à la réalité
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