Alerte : Les non-buveurs d'alcool classés 'Arme de Destruction Massive' contre l'ambiance des soirées !
Voilà. Encore un matin. Encore une "urgence sociétale" à décortiquer pour les quelques âmes égarées qui n'ont rien de mieux à faire que de lire les élucubrations d'un journaliste blasé. Aujourd'hui, mes chers insomniaques, nous allons nous pencher sur le sort tragique de ceux qui, tenez-vous bien, osent ne pas boire d'alcool en soirée. Une hérésie, apparemment, qui menace les fondations de notre civilisation et rend les fêtes aussi excitantes qu'une réunion de syndic.
Voilà. Encore un matin. Encore une "urgence sociétale" à décortiquer pour les quelques âmes égarées qui n'ont rien de mieux à faire que de lire les élucubrations d'un journaliste blasé. Aujourd'hui, mes chers insomniaques, nous allons nous pencher sur le sort tragique de ceux qui, tenez-vous bien, osent ne pas boire d'alcool en soirée. Une hérésie, apparemment, qui menace les fondations de notre civilisation et rend les fêtes aussi excitantes qu'une réunion de syndic.
Pff... C'est à se demander si l'humanité n'a pas atteint son pic de problèmes existentiels. Après le "Dry January" – ce défi annuel pour prouver que, oui, on peut survivre un mois sans s'autodétruire le foie, quelle audace ! – voilà que le simple fait de refuser un verre devient un drame grec. On nous parle de "pression sociale", de "honte" de ne pas participer au grand rite collectif de la picole. J'ai lu le témoignage d'un pauvre quinquagénaire qui, après des décennies à noyer son quotidien dans l'éthanol, se retrouve face à un dilemme cornélien : comment ne pas boire au pot de départ de Tata Jeannine sans passer pour l'extraterrestre de service ? La tragédie. La pure tragédie.
Bref, pendant que certains cherchent des "clés" pour tenir bon face à un Perrier, d'autres prodiguent des conseils révolutionnaires : "N'y allez pas !" ou "Ayez de la volonté !". Ah, la sagesse des foules. C'est simple, c'est efficace, c'est surtout d'une inutilité confondante. Un peu comme cet article, d'ailleurs.
J'ai bien été contraint d'interroger quelques spécimens. Kévin, 22 ans, "influenceur" stagiaire : « Genre, si tu bois pas, tu fais quoi ? T'es relou, quoi. C'est même pas pour le goût, c'est pour le vibe. Si t'as pas ton verre pour le story, c'est comme si t'avais pas existé. J'ai pas le temps pour ça, j'ai un live là. » Voilà. Le néant intellectuel incarné. Jacqueline, 68 ans, retraitée des PTT : « Mon Gaston, il a toujours dit qu'un homme, ça boit son coup. Sans un verre, comment voulez-vous qu'on délie les langues ? C'est le monde à l'envers, ma pauvre dame. Après, ça s'étonne que les jeunes ne se marient plus ! » La logique implacable de la ruralité profonde.
Allez, on continue ce chemin de croix. Des associations se dévouent pour expliquer que oui, on peut trinquer avec de l'eau pétillante sans que l'univers implose. Certains, après des années d'abstinence, ont même réussi à survivre à des anniversaires. Des héros des temps modernes, je vous dis. Des résistants. Pendant ce temps, moi, j'essaie juste de ne pas m'endormir sur mon clavier en attendant que mon café fasse effet.
Finalement, tout cela n'est qu'une tempête dans un verre d'eau… ou plutôt, dans un verre vide. Dans cent ans, personne ne se souviendra de Kévin, de Gaston, de l'abstinent tourmenté, ni même de cet article. La planète tournera encore, les gens s'inquiéteront d'autres futilités, et moi, Isaac Afoutre, je serai probablement réduit en poussière, heureux d'avoir échappé à la tyrannie des sujets d'actualité. Si vous avez lu jusqu'ici, félicitations, vous avez vraiment trop de temps libre.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)