Après son 'enlèvement VIP' par les États-Unis, Maduro se plaint du WiFi à sa résidence surveillée de New York
Ah, encore une journée, encore une "actu" qu'il faut absolument couvrir. Parce qu'apparemment, le monde entier retient son souffle pour savoir ce que Nicolas Maduro, l'ancien maestro des problèmes vénézuéliens, pense de son nouveau statut de résident permanent – et contraint – aux États-Unis. Je vous épargne le soupir, mais sachez qu'il est profond, chargé d'une fatigue existentielle qui dépasse largement le cadre de ma modeste fiche de paie. Alors, allons-y, racontons cette farce mondiale, parce que quelqu'un doit bien le faire pour que vous ayez l'impression d'être "informés".
Ah, encore une journée, encore une "actu" qu'il faut absolument couvrir. Parce qu'apparemment, le monde entier retient son souffle pour savoir ce que Nicolas Maduro, l'ancien maestro des problèmes vénézuéliens, pense de son nouveau statut de résident permanent – et contraint – aux États-Unis. Je vous épargne le soupir, mais sachez qu'il est profond, chargé d'une fatigue existentielle qui dépasse largement le cadre de ma modeste fiche de paie. Alors, allons-y, racontons cette farce mondiale, parce que quelqu'un doit bien le faire pour que vous ayez l'impression d'être "informés".
Donc, nos amis américains, apparemment débordants d'idées, ont décidé qu'il était temps de mettre un peu d'ordre dans les affaires d'autrui. Après des mois de grands gestes militaires dans les Caraïbes – parce que rien ne dit "dialogue" comme un porte-avions de la taille d'une ville – ils ont envoyé la Delta Force, l'élite du super-héros en treillis, capturer Maduro et sa femme directement à Caracas. Un commando digne d'un film d'action de série B, sauf que l'acteur principal finit menotté et transféré à New York. Pour faire face à des accusations de trafic de drogue et de collaboration avec des groupes terroristes. Pff. Comme si c'était la première fois qu'un chef d'État se retrouvait avec une liste de courses un peu longue.
Le grand blond à la chevelure orange, lui, a aussitôt fanfaronné qu'il allait "gouverner" le Venezuela et surtout, faire "couler le pétrole". Évidemment. Toujours le pétrole. Pendant ce temps, 32 Cubains sont morts dans l'opération, mais bon, ça, c'est du détail. L'important, c'est que l'on se préoccupe du confort de M. Maduro. Parce qu'après tout ce barouf, ce n'est pas le sort d'un pays ou les morts qui comptent vraiment, n'est-ce pas ? Ce qui importe, c'est qu'on parie que le vrai drame, pour un ex-président habitué à une vie de luxe, c'est de trouver un WiFi décent au Metropolitan Detention Center de Brooklyn. Priorités, n'est-ce pas ? On les imagine déjà, râlant sur le débit pour regarder Netflix.
J'ai tenté de recueillir l'avis du peuple, pour la forme. J'ai croisé Kévin, 22 ans, livreur Uber Eats, il m'a juste demandé du feu. "Maduro ? C'est le nouveau Burger du mois chez McDo ?" a-t-il lancé avant de repartir sur son scooter. Plus tard, j'ai interrogé Gisèle, 68 ans, en pleine discussion passionnée sur la meilleure manière de faire bouillir des navets. "Qui ça ? Le petit qui est passé à la télé avec des lunettes ? Oh, les jeunes d'aujourd'hui, toujours à faire des bêtises, hein !" Elle a ensuite insisté pour me donner sa recette de purée de choux de Bruxelles. Éloquent.
Bref, les États-Unis s'ingèrent, Maduro est aux arrêts, la presse s'excite. Et nous, on écrit. On écrit, on écrit, pour qu'un jour, dans cent ans, quelqu'un tombe sur cet article et se demande pourquoi on a perdu du temps avec ces fadaises. Le café est froid.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)