Coup d'État bidon : Macron dénonce une 'ingérence démocratique majeure' orchestrée par un ado en quête de likes
TITRE SATIRIQUE : Coup d'État bidon : Macron dénonce une 'ingérence démocratique majeure' orchestrée par un ado en quête de likes
TITRE SATIRIQUE : Coup d'État bidon : Macron dénonce une 'ingérence démocratique majeure' orchestrée par un ado en quête de likes
Ah, la joie. Encore un matin, encore une "actualité brûlante" qu'il faut absolument couvrir, sous peine que l'univers implose de non-savoir. Pff. Aujourd'hui, on va parler d'adolescents, de réseaux sociaux et de "complots russes". Autant dire que mon enthousiasme est à son comble, quelque part entre la moisissure du frigo et ma pile de chaussettes dépareillées. On ne s'ennuie jamais dans cette rédaction. Surtout pas moi, Isaac Afoutre, qui aime tant les fadaises.
Bref, l'histoire du jour, c'est que notre cher Président, Emmanuel Macron, aurait, paraît-il, annoncé vouloir interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Jusque-là, pas de quoi fouetter un chat mort, il en a parlé. Mais la version qui circule, et qui a fait couler tant d'octets inutiles, c'est que la raison serait la "propagande russe" qui transformerait nos chères têtes blondes en petits soldats de Poutine. Apparemment, des captures d'écran de journaux comme Libération et La Croix, bidouillées à la truelle numérique par, on imagine, un gamin sous Red Bull, ont déchaîné les passions. Des couvertures avec des titres du genre "Les enfants français croient Poutine" ou "Une génération élevée à la propagande russe menace déjà la démocratie en France". La démocratie, menacée par Kevin, 14 ans, et ses tutos TikTok... Quelle époque !
La réalité, mes chers amis – et je n'insisterai jamais assez sur la platitude de la réalité comparée à la fiction –, c'est que Macron a bien parlé de réguler l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes. Mais pas pour une obscure invasion mentale du Kremlin. Non, non. Juste parce qu'un ado a poignardé quelqu'un à Nogent, et qu'un autre incident du même genre est arrivé à Nantes. Des "incidents tragiques" qu'ils appellent ça. La "violence des jeunes" et la "santé mentale", voilà les vraies raisons. Je sais, c'est moins excitant qu'un coup monté par des espions avec des comptes Instagram, mais c'est la vie. Des préoccupations terre-à-terre, aussi ennuyeuses que le prix du beurre ou le dernier régime à la mode.
J'ai bien essayé de sonder l'opinion, histoire de remplir mon quota d'interviews forcées. J'ai demandé à Chloé, 16 ans, lycéenne, ce qu'elle en pensait : "C'est grave, mais en même temps, j'ai vu un meme trop drôle sur Insta où Poutine danse le shuffle, c'est pas de la propagande, si ?". Génial. Et puis il y a Bernard, 58 ans, retraité et manifestant professionnel, qui m'a dit, en agitant un faux drapeau breton : "C'est la faute des GAFAM ! Et des chemtrails ! Et de la 5G ! Tout est lié, mon jeune homme, tout est lié !". De toute évidence, on progresse.
Allez, on continue. Le président veut des restrictions d'âge, une vérification des identités, des amendes salées pour les plateformes. Des trucs barbants, quoi. Pas de complot, pas de déstabilisation démocratique par des ados accros aux likes. Juste des parents qui se plaignent que leurs gosses sont vissés à leurs écrans et qui finissent par commettre des bêtises. Et la classe politique qui s'agite pour donner l'impression de faire quelque chose.
Au final, que retenir de tout ça ? Que les gens préfèrent les histoires de complot russe aux faits divers. Que l'ère numérique permet à n'importe quel abruti de créer une fausse une de journal pour semer la zizanie. Et que pendant ce temps, moi, je suis payé une misère pour décortiquer ces fadaises. Dans cent ans, personne ne se souviendra de cet article, de Macron, des ados ou des complots. Juste du café tiède que j'ai dû boire en l'écrivant.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)