Crise politique au Brésil : La droite appelle au boycott des Havaianas, car 'la semelle est trop molle pour nos convictions dures'
Ah, le Brésil. Le pays du football, du carnaval, et maintenant, de la guerre des sandales. Mon rédacteur en chef, qui doit avoir une vie secrète de collectionneur de porte-clés, a trouvé *ça* suffisamment "important" pour que j'y consacre une partie de ma vie. Moi, je me demande encore si ma cafetière fuit ou si c'est juste la somme de mes larmes invisibles. Bref.
Ah, le Brésil. Le pays du football, du carnaval, et maintenant, de la guerre des sandales. Mon rédacteur en chef, qui doit avoir une vie secrète de collectionneur de porte-clés, a trouvé ça suffisamment "important" pour que j'y consacre une partie de ma vie. Moi, je me demande encore si ma cafetière fuit ou si c'est juste la somme de mes larmes invisibles. Bref.
Figurez-vous que l'élite intellectuelle de la droite brésilienne, ces penseurs profonds qui façonnent l'avenir de la nation, a décrété qu'il fallait boycotter les Havaianas. Oui, les fameuses tongs en caoutchouc. La raison ? Une pub. Une pub, vous entendez bien. Une certaine Fernanda Torres, comédienne et, comble de l'horreur, sympathisante de gauche, s'est fendue d'un slogan qui dérange : "Ne commencez pas 2026 du bon pied, mais des deux pieds." Pour les puristes du "bon pied", c'est une hérésie. C'est comme si on leur demandait de marcher sur la tête ou pire, de lire un livre.
Du coup, la révolte gronde. Eduardo Bolsonaro, figure emblématique de la virilité politique, a balancé ses propres Havaianas à la poubelle, filmant l'exploit pour la postérité d'Instagram. On sent la tragédie shakespearienne à plein nez. « La semelle est trop molle pour nos convictions dures », a-t-on pu entendre, ou du moins imaginer, dans les couloirs moites du pouvoir. D'autres, comme le parlementaire Rodrigo Valadares, ont déclaré la guerre sur X. Thiago Asmar, un influenceur dont l'existence est sans doute plus utile que la mienne, a juré que même les pieds en feu sur l'asphalte ne le feraient pas revenir aux Havaianas. Quelle bravoure.
J'ai tenté de recueillir l'avis du peuple, cette masse informe et bavarde qui nous sert de public. J'ai abordé Giselda, 58 ans, vendeuse de churros sur la plage. Elle a levé un sourcil. « Les Havaianas ? C'est pratique pour le sable, non ? Mon mari porte toujours les mêmes depuis 10 ans, il ne voit pas la différence, lui. Tant que ça tient au pied… » Passionnant. Ensuite, il y a eu Lucas, 23 ans, étudiant en sociologie et sans doute trop intelligent pour le bien de l'humanité. Il a haussé les épaules : « Honnêtement, je préférerais qu'on parle du prix des loyers. Ou du fait que j'ai raté mon bus. Les tongs, c'est pas mon combat, mon pote. » Éloquent.
Bref, pendant que 226,6 millions de paires de ces bouts de caoutchouc continuent d'être vendues chaque année, on s'offusque. On s'indigne. On menace les emplois d'une usine au Minas Gerais. Tout ça pour des élections en 2026. Dans dix ans, personne ne se souviendra de ça. Dans un an, à vrai dire, personne ne s'en souviendra. Même moi, j'aurai oublié ce que j'ai écrit dès que j'aurai appuyé sur 'envoyer'. Allez, ma pause café m'attend, et elle, au moins, est constante.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)