Davos : Trump prouve que les taxes douanières renforcent l'amitié internationale en offrant des tasses 'Make America Great Again' à 500 dollars.
Pff. Encore un lundi. Et bien sûr, il faut que je ponde un truc sur les lubies tarifaires d'un ancien président qui, apparemment, n'a rien de mieux à faire que de nous faire tourner en bourrique. Si vous lisez ça, c'est que soit vous n'avez vraiment rien d'autre à foutre, soit vous êtes mon rédacteur en chef, et dans ce cas, vous savez que je préférerais être à siroter un café rance en regardant la peinture sécher. Bref, accrochez-vous (ou pas), on va parler de droits de douane. Enthousiasmant, n'est-ce pas ?
Pff. Encore un lundi. Et bien sûr, il faut que je ponde un truc sur les lubies tarifaires d'un ancien président qui, apparemment, n'a rien de mieux à faire que de nous faire tourner en bourrique. Si vous lisez ça, c'est que soit vous n'avez vraiment rien d'autre à foutre, soit vous êtes mon rédacteur en chef, et dans ce cas, vous savez que je préférerais être à siroter un café rance en regardant la peinture sécher. Bref, accrochez-vous (ou pas), on va parler de droits de douane. Enthousiasmant, n'est-ce pas ?
Alors, figurez-vous que notre ami Donald, celui qui nous a déjà prouvé par A + B que la diplomatie internationale passait par Twitter, a de nouveau fait des siennes. Il a réaffirmé, avec la subtilité d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, qu'il trouverait d'autres "leviers" pour presser les nations du monde si jamais la Cour suprême des États-Unis osait invalider ses si... innovants droits de douane. Oui, vous avez bien entendu. La Cour suprême, cette auguste institution censée interpréter la loi, est priée de faire ce qui est "juste pour notre pays", c'est-à-dire, apparemment, d'approuver les caprices du grand homme.
Il est resté, comme à son habitude, délicieusement vague sur ces fameux "autres moyens". On imagine déjà des menaces de ne plus vendre de hamburgers américains aux pays récalcitrants, ou peut-être des compétitions de golf à enjeux diplomatiques. D'ailleurs, il a même menacé huit pays d'imposer de nouveaux droits de douane parce qu'ils ne sont pas super chauds pour qu'il s'offre le Groenland. Oui, le Groenland. Un caillou de glace. L'économie mondiale en suspens pour une blague de géographie. On touche le fond, ou alors c'est le début d'un nouvel épisode de South Park.
Actuellement, la Cour suprême se penche sur la légitimité de l'utilisation d'une loi de 1977 – la "loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux" – pour imposer ces taxes. Une décision est attendue, potentiellement en février, qui pourrait entraîner des remboursements de milliards de dollars. Des milliards. Qu'est-ce que ça change, après tout ? L'argent n'est qu'un chiffre sur un écran, et nous, on est là à regarder ce cirque absurde.
J'ai tenté, pour les besoins de la profession, d'obtenir des réactions de la population, histoire de voir si quelqu'un se souciait vraiment de ça. J'ai accosté Kévin, 22 ans, en train de scroller sur son téléphone devant un arrêt de bus. "Les droits de douane, Kévin ?" lui ai-je demandé, l'air le plus professionnel possible. Il a levé un sourcil, a retiré un écouteur. "C'est un groupe de K-Pop ?" m'a-t-il répondu avant de replonger dans son écran. J'ai soupiré. Plus tard, j'ai croisé Marie-Chantal, 67 ans, sortant de la boulangerie avec sa baguette. "Madame, qu'est-ce que vous inspire l'éventuelle invalidation des tarifs douaniers par la Cour suprême et les menaces de représailles ?" Elle a réfléchi un instant. "Oh là là, mon pauvre monsieur. Tant que j'ai ma baguette et que mon chat va bien, le reste, c'est du charabia de politicien, non ?" Elle a souri. C'est le témoignage le plus sensé de la journée, soit dit en passant.
Et voilà. Encore une journée, encore une pseudo-crise mondiale qui, dans l'absolu, ne changera rien à votre quotidien. Les puissants continueront leurs jeux de pouvoir, l'économie continuera de faire des montagnes russes sans que personne n'y comprenne rien, et nous, on continuera à écrire et à lire sur ces fadaises. Dans cent ans, personne ne se souviendra de Donald Trump, des droits de douane, ni même de cet article. Ce qui est, quelque part, une pensée assez réconfortante. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, ma pause café m'appelle. Et c'est bien la seule chose qui compte vraiment aujourd'hui.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)