Guide pratique pour dictateur en herbe : un anthropologue propose des 'conseils de carrière' pour le fascisme.
Voilà. Un autre lundi. Un autre article à pondre sur les lubies de l'humanité. Aujourd'hui, on va discuter de "comment devenir fasciste". Oui, vous avez bien lu. Pas "comment planter des carottes bio" ou "comment réparer une fuite d'eau", mais comment s'épanouir dans la "petitesse éthique" du fascisme. Parce que visiblement, l'ennui est à son paroxysme quand on se met à chercher des tutos pour ça.
Voilà. Un autre lundi. Un autre article à pondre sur les lubies de l'humanité. Aujourd'hui, on va discuter de "comment devenir fasciste". Oui, vous avez bien lu. Pas "comment planter des carottes bio" ou "comment réparer une fuite d'eau", mais comment s'épanouir dans la "petitesse éthique" du fascisme. Parce que visiblement, l'ennui est à son paroxysme quand on se met à chercher des tutos pour ça.
Donc, lundimatin, ce genre de publication que personne ne lit vraiment mais que tout le monde cite pour faire genre, a mis en lumière l'œuvre d'un certain Mark Fortier. Un type qui, selon les dires, explore "ce que cela implique de devenir soi-même fasciste". Pff. Comme si c'était une sorte de thérapie de conversion, une nouvelle mode de développement personnel, un guide de carrière pour ceux qui veulent vraiment se distinguer en société. On glose beaucoup sur la "fascisation" des régimes. Moi, je glose surtout sur le fait qu'il faut un expert pour expliquer ce qui, au fond, n'est qu'un manque criant de compassion et d'esprit critique. Mais bon, faut croire qu'il y a un marché pour les manuels d'obscurantisme.
J'ai bien essayé de prendre le pouls de la population sur cette "thérapie de conversion". J'ai accosté quelques quidams.
"Alors, ce manuel pour devenir fasciste, ça vous parle ?" J'ai demandé à Kevin, 22 ans, étudiant en "impact des micro-algues sur la pop-culture" à l'université de Villetaneuse. Il a juste levé un sourcil en soupirant. "C'est comme le fast-fashion, non ? Ça se démode vite. Et puis, je suis déjà en retard pour mon stream, là." Il a secoué la tête et s'est éloigné.
J'ai retenté ma chance avec Gisèle, 68 ans, en pleine bataille avec une machine à café en panne. "Le fascisme ? Ah, c'est pas le nouveau nom du café ici ? Je comprends pourquoi il est imbuvable." Elle a tapé sur l'appareil avec sa canne. "De toute façon, entre les grèves, l'inflation et le fait qu'il n'y a plus de lait, on est déjà tous à deux doigts de la dictature du sans-sucre, mon petit."
Bref, des réponses passionnantes, comme toujours. On nous dit que Fortier explore "quels rapports au monde, aux autres et à la pensée sont requis". Autant dire qu'il explique comment ranger ses chaussettes quand on est atteint de troubles obsessionnels compulsifs. Ça me dépasse, cette manie d'intellectualiser l'évidence pour des lecteurs qui s'en fichent éperdument. Moi le premier, d'ailleurs. Mon chef me paie pour écrire ça. Je le fais. Mais l'intérêt... il est où, l'intérêt ?
Allez, on continue. Ce genre d'article finit toujours de la même manière. Dans cent ans, Fortier sera une note de bas de page oubliée dans une thèse sur l'absurdité du début du XXIe siècle. Lundimatin aura probablement été racheté par un obscur conglomérat de podcasts sur les cryptomonnaies. Et cet article ? Il sera un tas de pixels invisibles sur un serveur oublié. Et vous, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire. Moi, j'ai une machine à café qui m'attend. Avec du vrai lait, si possible.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)