Guinée : Le chef de la junte réélu avec 86,72% des voix, avoue avoir 'perdu un bulletin' en sa faveur et s'en excuse.
Guinée : Le chef de la junte réélu avec 86,72% des voix, avoue avoir 'perdu un bulletin' en sa faveur et s'en excuse.
Guinée : Le chef de la junte réélu avec 86,72% des voix, avoue avoir 'perdu un bulletin' en sa faveur et s'en excuse.
Pfffff... Encore une fois. Vous savez, parfois, je me demande pourquoi je m'inflige ça. Écrire sur des "événements" qui ne sont que des rediffusions paresseuses d'un scénario écrit il y a des siècles. Aujourd'hui, mes chers lecteurs (si tant est que vous existiez au-delà de mon patron qui me force à faire ça), nous allons parler de la Guinée. Et plus précisément, d'une "élection" où un certain Mamadi Doumbouya, qui avait déjà gentiment "pris les rênes" du pays il y a quelques années, a été... oh surprise... "élu" avec 86,72% des voix. J'ai failli m'étouffer avec mon café froid. Non pas de surprise, mais de pur ennui.
Allez, on continue ce supplice. Ce cher général Doumbouya, le "chef de la junte" (comme si "junte" était un mot magique qui rendait tout ça un peu plus exotique), a donc été plébiscité. 86,72%. C'est précis, ça fait sérieux. Pas 99,9%, ça ferait trop dictature bananière de série B. Non, 86,72%. On sent la démocratie qui respire un peu, non ? Surtout quand les "opposants d'envergure" étaient soit en exil, soit bien trop occupés à ne pas exister médiatiquement. Charmant. Le simulacre était tellement réussi que quatre (oui, quatre !) des adversaires ont même pris la peine de féliciter le vainqueur. La classe, ou l'instinct de survie, c'est selon.
La "participation" était à 80,95%. Un chiffre qui a même baissé entre la fermeture des urnes et l'annonce. C'est ça, la magie des chiffres quand on est aux commandes. J'ai cru comprendre que Doumbouya avait même murmuré, dans un élan de transparence absurde, qu'il avait "perdu un bulletin" en sa faveur, s'excusant presque de ne pas avoir atteint les 86,73%. Tellement adorable. Pendant ce temps, les "observateurs internationaux" ont salué un scrutin "crédible" et "calme". J'imagine bien la scène : "Oui, personne n'a hurlé à la fraude en se faisant matraquer, donc c'est crédible."
Pour en savoir plus, j'ai tenté d'interroger quelques âmes. J'ai demandé à Fatou, 34 ans, vendeuse de beignets, si elle était contente des résultats. Elle m'a juste répondu : "J'ai la monnaie de 500 francs, vous voulez combien de beignets ?" J'ai insisté un peu. Elle a haussé les épaules. J'ai ensuite croisé Karim, 19 ans, qui traînait devant un cybercafé. "Ces élections, Karim, qu'est-ce que vous en pensez ?" Il m'a fixé d'un œil vide avant de me demander si j'avais un chargeur universel pour son vieux téléphone. Visiblement, l'avenir du pays n'était pas sa priorité.
Bref. Le coup d'État de 2021 devait "rétablir l'ordre constitutionnel". En fait, c'était juste un prétexte pour que le même bonhomme puisse jouer au président, mais avec un nouveau chapeau. C'est d'une prévisibilité à pleurer. Ou à bâiller. Disons bâiller, c'est moins énergivore. Dans cent ans, personne ne se souviendra de cet article, de ce Doumbouya, ni même de cette fameuse "Guinée". Ça ne change rien. Et moi, j'ai une date limite à respecter et un rendez-vous avec ma machine à café. S'il vous plaît, faites que le prochain sujet soit sur le prix des avocats, c'est un peu moins barbant.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)