JO de Paris : Tony Estanguet obtient un doctorat honorifique en 'Erreur de Droit avec Bonne Foi'
Pff... On m'a encore collé ça sur le bureau. Encore des Jeux Olympiques, encore un type en costard qui dit des choses qui ne veulent rien dire, et encore moi qui dois vous l'expliquer. Comme si ma journée n'était pas déjà assez longue. Bref, voici le dernier épisode de la grande saga "On fait semblant de s'indigner pour mieux passer l'éponge", avec notre ami Tony Estanguet en vedette, fraîchement auréolé d'un doctorat, enfin, c'est mon titre, en "Erreur de Droit avec Bonne Foi". C'est tellement fatiguant.
Pff... On m'a encore collé ça sur le bureau. Encore des Jeux Olympiques, encore un type en costard qui dit des choses qui ne veulent rien dire, et encore moi qui dois vous l'expliquer. Comme si ma journée n'était pas déjà assez longue. Bref, voici le dernier épisode de la grande saga "On fait semblant de s'indigner pour mieux passer l'éponge", avec notre ami Tony Estanguet en vedette, fraîchement auréolé d'un doctorat, enfin, c'est mon titre, en "Erreur de Droit avec Bonne Foi". C'est tellement fatiguant.
Donc, le président du Comité d'organisation des JO-2024, le très occupé Tony Estanguet – qui visiblement a du temps pour des réflexions personnelles – s'est fendu d'une déclaration capitale. Concernant les athlètes russes et bélarusses, bannis des événements sportifs mondiaux depuis une éternité (ou février 2022, qui compte les jours, honnêtement ?), il estime, à titre personnel, qu'ils ne devraient pas "souffrir de décisions qui ne les concernent pas". Ah bon. Les décisions qui concernent le monde entier ne concernent pas les athlètes. Bien sûr. On applaudit l'aveuglement stratégique. Mon rôle, a-t-il ajouté, c'est "d'offrir aux athlètes du monde entier les meilleures conditions d'organisation et de sécurité". Le CIO, lui, se chargera de décider qui est éligible. Une merveilleuse répartition des tâches qui permet à chacun de se laver les mains avec une efficacité olympique. On attend, on regarde, on espère... On dirait une scène de stand-up.
Personnellement, j'attends la fin de cette journée. Mais il faut bien que je vous serve la soupe. Les États-Unis se sont d'ailleurs prononcés en faveur d'un retour sous drapeau neutre pour ceux qui n'auraient "pas activement soutenu la guerre en Ukraine". C'est d'une simplicité désarmante, non ? Comme si on pouvait juste cocher une case. "Oui, non, pas d'avis, à prendre ou à laisser."
Évidemment, face à tant de sagacité, j'ai dû sortir de mon bunker pour aller recueillir l'avis du "peuple". « J'ai demandé à Kévin, 22 ans, stagiaire en marketing digital, ce qu'il pensait de cette subtile distinction juridique. Il m'a juste répondu que les frites de la cafétéria étaient trop molles et qu'il avait une réunion Teams à 14h. » « Plus loin, j'ai accosté Madame Dubois, 68 ans, retraitée, en train de pester contre le prix des artichauts. Elle m'a dit : "Mon bon monsieur, tout ça, c'est du bla-bla. Ce qui compte, c'est le pouvoir d'achat. Et puis, la France, elle est plus comme avant." J'ai tenté de lui parler de l'invasion et de l'éthique sportive, elle m'a regardé comme si je parlais Klingon. »
Allez, on continue. Ce spectacle est sans fin. On se plaint, on s'indigne, on écrit des articles, et dans dix ans, personne ne se souviendra de qui a dit quoi sur l'éligibilité des athlètes russes ou même de ce pauvre Tony Estanguet. Dans cent ans, on ne se souviendra même plus des JO de Paris. Ni de moi, d'ailleurs. Donc, à quoi bon ? Si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire. Moi, j'ai un café à boire.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)