La Côte d'Or lance son 'Street View' local: nos habitants enfin floutés par l'administration française
Pff... Encore un lundi. Et comme si ça ne suffisait pas de supporter la météo, il faut que je me farcisse la dernière "révolution numérique" qui va, c'est certain, changer nos vies... ou pas. Accrochez-vous, si vous avez le courage, parce que le Département de la Côte d'Or vient de prouver que l'ennui est une ressource inépuisable.
Pff... Encore un lundi. Et comme si ça ne suffisait pas de supporter la météo, il faut que je me farcisse la dernière "révolution numérique" qui va, c'est certain, changer nos vies... ou pas. Accrochez-vous, si vous avez le courage, parce que le Département de la Côte d'Or vient de prouver que l'ennui est une ressource inépuisable.
Le grand scoop du jour, mes chers lecteurs – si tant est qu'il y ait des lecteurs encore en vie et pas encore lobotomisés par TikTok – est que la Côte d'Or a décidé de faire son propre Google Street View. Oui, vous avez bien lu. En 2025, alors que le monde s'effondre doucement et que l'inflation nous bouffe notre dernier café, nos chers élus ont jugé bon d'investir dans "Côte-d'Or Street". Parce que la "souveraineté numérique", ça valait bien le coup de reproduire un service qui existe déjà depuis 15 ans et que personne n'utilise vraiment en dehors de planifier ses vacances à la mer.
Apparemment, c'est "une alternative souveraine aux géants du web", avec des images 360° en haute définition sur 8 489 km de routes départementales et de véloroutes. Deux millions d'images, rien que ça, hébergées en France, histoire qu'on soit sûr que personne d'autre ne puisse regarder vos toits moussus. Et le clou du spectacle : une intelligence artificielle est là pour flouter automatiquement les visages et les plaques d'immatriculation. Parce que c'est bien connu, nos fonctionnaires sont tellement plus doués que Google pour masquer la laideur du quotidien. J'imagine déjà l'IA en train de paniquer devant un agriculteur au volant de son tracteur, hésitant entre un visage ou un épi de maïs.
"C'est une initiative ambitieuse," m'a-t-on murmuré. Ambitieuse ? Comme l'idée de réinventer la roue, mais en plastique recyclé et avec un logo local. J'ai tenté de recueillir l'avis du peuple. J'ai accosté Kévin, 22 ans, étudiant en "influence numérique" et visiblement en plein débat avec son téléphone. Quand je lui ai parlé de Côte-d'Or Street, il a levé un œil à peine inquisiteur : "C'est un jeu ? Genre Pokémon Go mais avec des tracteurs ? Ça marche pas sur mon iPhone." J'ai abandonné.
Plus tard, j'ai croisé Mireille, 68 ans, retraitée passionnée de scrabble et de potins. "Ah oui, le truc avec la voiture qui passe et qui prend des photos ? J'espère qu'ils ont pas photographié mon tas de compost, parce qu'il était pas très présentable ce jour-là. Et puis, j'ai vu la voiture passer, elle avait l'air un peu bizarre, pas très... française." J'ai soupiré. La preuve que l'obsession du "made in France" a ses limites quand il s'agit de la perception d'un véhicule qui roule lentement.
Bref, le Département de la Côte d'Or est fier d'être le premier à offrir cette "couverture complète". Premier à quoi ? À dépenser de l'argent pour quelque chose qui existe déjà ? C'est une grande victoire pour la bureaucratie et pour ceux qui aiment avoir leurs photos stockées sur un serveur national, comme si c'était le Graal de l'existence. Allez, on continue… Je suis sûr que dans cent ans, les historiens du futur se pencheront sur cette prouesse technologique avec une admiration béate, juste avant que l'humanité ne se désintègre en poussière cosmique. Ou pas.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)