La Maison Blanche explique que le doigt d'honneur de Trump est une nouvelle forme de 'diplomatie corporelle'
Écoutez, je ne sais même plus par où commencer. Ou plutôt si, mais j'en ai juste une flemme cosmique. Il faut croire que le destin de l'humanité, ou du moins celui de ma modeste carrière de gratte-papier sous-payé, dépend de ma capacité à pondre quelques centaines de mots sur la dernière excentricité d'un homme politique et les circonvolutions linguistiques de ses communicants pour la justifier. Bref, accrochez-vous si vous avez vraiment du temps à perdre.
Écoutez, je ne sais même plus par où commencer. Ou plutôt si, mais j'en ai juste une flemme cosmique. Il faut croire que le destin de l'humanité, ou du moins celui de ma modeste carrière de gratte-papier sous-payé, dépend de ma capacité à pondre quelques centaines de mots sur la dernière excentricité d'un homme politique et les circonvolutions linguistiques de ses communicants pour la justifier. Bref, accrochez-vous si vous avez vraiment du temps à perdre.
Donc, l'autre jour, en visitant une usine Ford – oui, encore une usine, comme si on n'avait pas déjà fait le tour du sujet –, l'illustre président, vous savez celui-là, s'est retrouvé face à un individu qui hurlait des choses pas très gentilles. Apparemment, ça parlait de "protecteur de pédophile", en référence à une vieille histoire avec un certain Jeffrey Epstein. Pff, des détails. Face à cette "interpellation", notre homme d'État, dans un élan de... je ne sais pas quoi, disons de spontanéité, a gentiment adressé un majeur tendu à l'importun. Un geste que la Maison Blanche, par l'entremise de son directeur de communication, Steven Cheung, a qualifié d'"adéquate et dénuée d'ambiguïté". Adéquate. Bien sûr. On dirait mon patron quand il me dit que mon salaire est "adéquat" au vu de mon investissement.
C'est sur TikTok et X, évidemment. Parce que où d'autre irait-on chercher des informations vitales sur la marche du monde ? La "diplomatie corporelle", comme on l'appelle dans les cercles très fermés des gens qui ont le temps de réfléchir à ces inepties, semble donc être le nouvel art de communiquer entre les puissants et le commun des mortels. Un signe de main pour les masses, un majeur pour les critiques. Simple, efficace, et surtout, ça ne demande pas de lire des rapports indigestes.
J'ai tenté d'obtenir l'avis du peuple, parce qu'apparemment, c'est important. J'ai croisé Kévin, 22 ans, en train de scroller sur son téléphone. « Le doigt d'honneur de Trump ? Franchement, ça me fait plus rire qu'autre chose. En vrai, c'est stylé. Ça change des discours barbants, non ? » Ah, la jeunesse et sa quête perpétuelle de divertissement. Passionnant. J'ai ensuite accosté Jacqueline, 78 ans, devant la boulangerie, qui semblait méditer sur le prix du pain au chocolat. « Un doigt ? Oh là là, c'est très impoli de sa part. Mais bon, les jeunes de nos jours, ils font ça tout le temps, n'est-ce pas ? La décadence de la société, ma bonne dame... » J'ai soupiré. Elle ne parlait pas de Trump.
Bref, un président fait un geste grossier, sa communication le justifie avec un vocabulaire digne d'un cours de sémiologie pour attardés, et des gens en parlent. Dans cent ans, qui se souviendra de tout ça ? Qui se souviendra de cet article écrit à contrecœur par un type qui rêve juste d'un café chaud et d'un monde où les actualités ne ressembleraient pas à un épisode de télé-réalité politique. Probablement personne. Et c'est tant mieux. Maintenant, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment pas de vie. Allez, j'ai fini, je vais me noyer dans ma tasse.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)