La peluche IA pour enfants révèle la vérité sur le Père Noël et la liste des dettes de leurs parents.
Ah, les joies du journalisme moderne. On m'a collé ce matin un sujet palpitant : une peluche. Oui, vous avez bien lu, une vulgaire peluche, mais avec un cerveau. Enfin, une intelligence artificielle, ce qui est à peu près la même chose pour les éditeurs qui croient encore au Père Noël des clics. Préparer le café, ça, c'est un vrai défi technologique. Mais bon, faut bien remplir ces pages, n'est-ce pas ? Surtout quand la société décide de s'auto-détruire par le jeu. Accrochez-vous à votre désintérêt, on y va.
Ah, les joies du journalisme moderne. On m'a collé ce matin un sujet palpitant : une peluche. Oui, vous avez bien lu, une vulgaire peluche, mais avec un cerveau. Enfin, une intelligence artificielle, ce qui est à peu près la même chose pour les éditeurs qui croient encore au Père Noël des clics. Préparer le café, ça, c'est un vrai défi technologique. Mais bon, faut bien remplir ces pages, n'est-ce pas ? Surtout quand la société décide de s'auto-détruire par le jeu. Accrochez-vous à votre désintérêt, on y va.
Donc, cette merveille de l'ingénierie moderne s'appelle Ary. Elle est bleue, mignonne, et fabriquée en Chine (original), mais l'idée est française (Cocori-pognon !). Elle coûte la modique somme de 100 euros, parce que l'innocence de vos gosses n'a pas de prix, mais le portefeuille de leurs parents, si. Son super pouvoir ? Elle peut dialoguer, parler 30 langues et aborder 3000 sujets. Autrement dit, elle est plus bavarde que votre belle-mère à Noël et moins chère qu'une thérapie. Elle est là pour les enfants de 3 à 12 ans. Parce qu'avant, ils sont trop jeunes pour comprendre la nullité de l'existence, et après, ils ont déjà leur propre smartphone pour se ruiner la santé mentale.
Des psychologues, avec l'air grave de ceux qui ont découvert que l'eau mouille, s'inquiètent des "risques". Évidemment. Ils n'ont que ça à faire, c'est leur gagne-pain. Apparemment, un enfant a besoin d'interactions humaines, d'imperfection, de développer son imaginaire. Sans blague ? La grande découverte. Comme si Ary, la peluche gentille qui dit des mots doux (selon ses propres dires, et on sait tous ce que valent les dires d'une machine), allait transformer vos marmots en robots nihilistes du jour au lendemain. Pff. Ils ont pourtant pris la peine de préciser qu'elle ne parlera pas de pratiques sadomasochistes, contrairement à d'autres jouets venus d'Asie. C'est déjà ça. Un minimum syndical pour une peluche à 100 balles.
J'ai dû me fendre de quelques "interviews" pour étoffer ce chef-d'œuvre. J'ai chopé Muriel, 42 ans, au rayon jouets. L'air hagard. "Écoutez, si cette chose peut empêcher Kevin de me poser des questions sur la reproduction des dinosaures pendant cinq minutes, je prends. Qu'elle lui dise que le Père Noël n'existe pas, peu importe, il a bien vu que j'ai payé la dernière figurine Lego avec des pièces de 2 euros retrouvées sous le canapé. Les dettes, les questions sur les dettes, si elle peut gérer ça aussi, je suis preneuse." Une femme de son temps. J'ai ensuite attrapé Léo, 7 ans, entre deux gâteaux. "Elle est sympa Ary, mais elle ne sait pas faire le bruit du pet. Et puis j'ai demandé si mamie était immortelle, elle a pas répondu. Nul." Voilà. La profondeur de l'âme humaine face à l'innovation.
Bref, Ary est un succès, 4 000 pièces vendues. Normal. On vendrait des cailloux parlants si on y mettait de l'IA. Cette peluche est juste une nouvelle tentative désespérée de nos contemporains pour déléguer l'éducation de leurs gosses à un algorithme, histoire de gagner du "temps libre". Temps libre qu'ils passeront à scroller sur leur propre téléphone, à regarder des vidéos de chats. L'absurdité du cycle est à pleurer, si seulement j'en avais l'énergie.
Alors oui, une peluche qui révèle l'inexistence du Père Noël ou les problèmes de fric des parents. Et ? La vie réelle, c'est ça. On finira tous sous terre, le Père Noël est une illusion marketing et le découvert bancaire est le fondement de notre économie. Qu'une peluche le dise ou pas, ça ne change rien. Dans cent ans, personne ne se souviendra d'Ary, de moi, ni même de votre anxiété existentielle face à un bout de tissu connecté. Tout est vain. Allez, je retourne à mon café froid.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)