L'agence des biens saisis en crise : un yacht de narcos transformé en ferme apicole flottante par des génies du crime !
Pff. Encore un de ces sujets "brûlants" qui va révolutionner votre journée. Attachez votre ceinture, parce qu'aujourd'hui, on va parler d'argent sale et d'un bateau. Oui, un bateau. Un grand bateau. Confisqué. Vendu aux enchères. Le genre d'information qui vous donne envie de rouvrir la fenêtre et de laisser votre âme s'envoler avec les mouettes. Mais bon, il faut bien remplir le journal, et mon café ne va pas se payer tout seul.
Pff. Encore un de ces sujets "brûlants" qui va révolutionner votre journée. Attachez votre ceinture, parce qu'aujourd'hui, on va parler d'argent sale et d'un bateau. Oui, un bateau. Un grand bateau. Confisqué. Vendu aux enchères. Le genre d'information qui vous donne envie de rouvrir la fenêtre et de laisser votre âme s'envoler avec les mouettes. Mais bon, il faut bien remplir le journal, et mon café ne va pas se payer tout seul.
Alors voilà, l'État français, via une agence au nom à rallonge que personne ne retient – l'Agrasc, pour les intimes (il paraît que ces gens-là s'ennuient ferme) – s'apprête à refourguer un yacht de luxe. Le "Stefania". Un nom pareil, ça donne déjà le ton. Ce truc clinquant, tout en marbre blanc et plaquages dorés, appartenait, figurez-vous, à des "criminels internationaux". Des Bélarusses et des Ukrainiens, apparemment des génies de la finance opaque et du trafic en tous genres. Ils avaient une villa fastueuse sur la Côte d'Azur aussi, mais là n'est pas le propos. Le yacht, donc. Un mastodonte de 41 mètres avec cinq suites, un jacuzzi, tout ce qu'il faut pour gaspiller de l'eau douce en pleine Méditerranée.
Ces grands bandits, qui se sont manifestement fait pincer comme des débutants pour une vulgaire affaire de blanchiment et de trafics divers, avaient visiblement des goûts de chiotte. Et maintenant, ce bijou – enfin, ce truc – est mis à prix pour une dizaine de millions d'euros. Le produit ira "directement dans les caisses de l'État". Oh joie, oh bonheur. Comme si ça allait faire une différence, franchement. On en est là : l'État fait les fonds de tiroir en vendant les joujoux des voyous. Quelle épopée.
J'ai tenté de recueillir l'avis du public, pour voir si cette "grande nouvelle" émouvait quelqu'un. J'ai demandé à Jean-Pierre, 62 ans, ancien comptable, ce qu'il pensait de la saisie d'un bien de cette valeur. Il a juste hoché la tête : "Ah oui, dix millions... moi, avec ça, je mettrais ma chaudière aux normes." Fascinant. Puis, j'ai croisé Chloé, 24 ans, étudiante en philosophie. "Un yacht ? C'est pas un peu phallocrate comme symbole de richesse ? Et puis, les abeilles, elles, elles ont pas de jacuzzi." Allez savoir pourquoi elle a mentionné les abeilles. Peut-être qu'elle avait lu le titre satirique.
Bref, le "Stefania" sera adjugé à La Ciotat. Un riche de plus achètera un jouet de plus. Les caisses de l'État, ou de qui que ce soit, se rempliront d'un peu plus d'argent. Et nous, on aura perdu quelques minutes de notre vie à lire ça. Je me demande si les futurs propriétaires du yacht oseront y installer une ferme apicole flottante, comme le suggérait mon rédacteur en chef, qui a un sens de l'humour que je n'ai plus. Pff. C'est ça l'actualité, mes amis.
Dans cent ans, personne ne se souviendra du Stefania, ni de Chaslau Koniukh, ni même de l'Agrasc. Tout ça finira en poussière, comme n'importe quelle bêtise humaine étalée à la une. Allez, je vous laisse, j'ai un café qui m'attend et il a bien plus de substance que cet article.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)