L'Arabie Saoudite inaugure le 'Dialogue Explosif' : bombarder d'abord, négocier ensuite, pour une paix... à l'amiable.
Pff. Encore l'Arabie Saoudite. Encore les Émirats. Encore le Yémen. Franchement, est-ce qu'on ne pourrait pas trouver un sujet un peu plus original ? Non, parce que là, il faut que je vous explique en quoi des types qui se bombardent la figure avant de se lancer des accusations dignes d'une cour de récréation sont des informations capitales. Mon café n'est même pas encore chaud et je sens déjà la migraine poindre. Allez, on y va pour le spectacle habituel, le "grand jeu" des nations, où personne ne gagne, mais tout le monde fait semblant.
Pff. Encore l'Arabie Saoudite. Encore les Émirats. Encore le Yémen. Franchement, est-ce qu'on ne pourrait pas trouver un sujet un peu plus original ? Non, parce que là, il faut que je vous explique en quoi des types qui se bombardent la figure avant de se lancer des accusations dignes d'une cour de récréation sont des informations capitales. Mon café n'est même pas encore chaud et je sens déjà la migraine poindre. Allez, on y va pour le spectacle habituel, le "grand jeu" des nations, où personne ne gagne, mais tout le monde fait semblant.
Donc, Riyad, le grand maître d'orchestre d'une coalition dont on a oublié le nombre exact de membres (et surtout la raison d'être, si tant est qu'il y en ait eu une), a décidé de taper du poing sur la table. Ou plutôt, de taper du missile sur le port d'Al-Mukalla au Yémen. Motif ? Les Émirats arabes unis, leurs "chers" alliés et partenaires d'affaires, soutiennent en sous-main des séparatistes (le STC) qui ont eu la mauvaise idée de prendre du territoire. C'est ce qu'on appelle, dans le jargon diplomatique, "agir de façon extrêmement dangereuse". Traduction : "Hé, vous marchez sur nos plates-bandes, bande de petits malins !"
Abou Dhabi, bien sûr, dément tout en bloc. "Non, nous n'attisons pas le conflit, nous sommes juste là, avec nos forces, à regarder les séparatistes s'emparer de terres et refuser de partir." Ah, la belle ironie. Le porte-parole du STC a même sorti une perle : "Il est déraisonnable de demander au propriétaire d'une terre de la quitter." Vu la façon dont ces "terres" changent de mains là-bas, on se demande qui est le "propriétaire" et si quelqu'un s'en soucie vraiment.
Pour voir si cette mascarade intéressait qui que ce soit, j'ai tenté d'interroger quelques spécimens locaux. "Alors, Kevin, 22 ans, streamer de jeux vidéo, cette situation au Yémen, ça t'interpelle ?" Il a levé les yeux de son téléphone, l'air perdu : "Yémen ? C'est une nouvelle map ? Je pensais qu'on parlait du prix des V-Bucks..." Éloquent. J'ai ensuite accosté Jacqueline, 58 ans, fonctionnaire à la retraite, croisée au supermarché. "Madame, votre avis sur l'escalade des tensions entre l'Arabie Saoudite et les Émirats ?" Elle m'a regardé d'un air soupçonneux, a serré son cabas contre elle et a marmonné : "Tant que ça ne fait pas monter le prix du beurre, je m'en fiche royalement." Voilà. Les priorités sont claires.
Bref, on a donc deux puissances régionales qui se chamaillent dans le jardin de leur voisin pauvre, pendant que ce dernier est déjà à genoux. Des bombes, des accusations, des démentis, le tout sous le regard d'un oncle Sam (Marco Rubio) qui "traite de la situation" sans trop se mouiller. Classique.
Au final, on retiendra quoi de tout ça ? Absolument rien. Dans six mois, une autre "crise" tout aussi "grave" éclipsera celle-ci. Et dans cent ans, cet article sera probablement la seule trace d'une journée où quelques hommes puissants ont décidé de déplacer des pions sur une carte, histoire de ne pas s'ennuyer. Ce qui est sûr, c'est que moi, dans cent ans, je ne serai plus là pour écrire dessus. Et c'est déjà ça de gagné.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)