L'armée suisse panique : 'Nos couteaux ne font pas le poids face aux invasions de banquiers et aux cyberattaques sur nos fromageries !'
Ah, la Suisse. Pays des montres, du chocolat et des soucis existentiels qui passionnent absolument personne. Sauf moi, apparemment, puisque ma hiérarchie a jugé bon de me coller sur cette "crise" nationale. Une crise qui se résume, si j'ai bien compris le mémo, à la peur panique des invasions de banquiers (oui, vous avez bien lu) et des cyberattaques sur les fromageries. On atteint des sommets, ou plutôt des fonds abyssaux, de pertinence journalistique. J'ai un dossier sur les embouteillages du mardi matin qui me semblait plus palpitant.
Ah, la Suisse. Pays des montres, du chocolat et des soucis existentiels qui passionnent absolument personne. Sauf moi, apparemment, puisque ma hiérarchie a jugé bon de me coller sur cette "crise" nationale. Une crise qui se résume, si j'ai bien compris le mémo, à la peur panique des invasions de banquiers (oui, vous avez bien lu) et des cyberattaques sur les fromageries. On atteint des sommets, ou plutôt des fonds abyssaux, de pertinence journalistique. J'ai un dossier sur les embouteillages du mardi matin qui me semblait plus palpitant.
Alors voilà, l'armée suisse, dont on ignorait l'existence pour la plupart d'entre nous, semble avoir réalisé l'évidence : ses fameux couteaux multifonctions, si pratiques pour déboucher une bouteille ou scier un petit bout de bois, sont un poil inefficaces face à un virement bancaire frauduleux ou un virus informatique attaquant les recettes secrètes du gruyère. Qui l'eût cru ? Les stratèges militaires, manifestement, ne l'avaient pas vu venir, trop occupés à s'entraîner à monter des tentes alpines.
La nouvelle menace ? Des hordes de banquiers furtifs qui traverseraient les frontières, armés de calculettes et de mallettes, pour… faire quoi, exactement ? Dévaliser un compte épargne à la pointe du stylo ? Quant aux attaques sur les fromageries, j'imagine déjà le scénario digne d'un James Bond du terroir : un hacker international, tapi dans l'ombre, tentant de modifier la date de péremption d'un reblochon via un réseau TOR. C'est d'une gravité qui me donne presque envie de pleurer de rire.
J'ai tenté de recueillir l'avis de quelques citoyens lambda sur cette affaire cruciale. Marcel, 78 ans, ancien horloger, m'a regardé d'un œil vitreux avant de marmonner : "De mon temps, on se battait avec des coups de poing, pas avec des chiffres et des machines. Mais bon, si ça peut justifier une nouvelle taxe sur le chocolat, pourquoi pas." Brillante analyse. J'ai ensuite interpellé Chloé, 24 ans, étudiante en marketing digital, qui a à peine levé les yeux de son smartphone pour lâcher : "Franchement, ils stressent pour du fromage ? C'est tellement 2010. Le vrai problème, c'est l'algorithme d'Instagram qui ne me met pas assez en avant." Bref, le sens des priorités est palpable.
Pff… Franchement, pour le salaire que je touche, on pourrait au moins me confier des sujets où il y a un minimum de spectaculaire, genre une émeute de marmottes ou une manifestation de banquiers grévistes. Mais non, c'est la Suisse, donc on s'inquiète pour le fromage et l'argent qui, de toute façon, ne sera jamais le nôtre.
Allez, on continue… Cette "panique" ne manquera pas de se traduire par une nouvelle commission, quelques rapports poussiéreux, et probablement l'achat de quelques logiciels hors de prix qui ne serviront à rien. Tout ça pour rassurer une population qui, soyons honnêtes, s'en fiche royalement tant qu'elle a son compte en banque et son morceau de comté.
Dans cent ans, personne ne se souviendra de cette histoire. Pas plus qu'on ne se souvient de l'angoisse des Helvètes face aux invasions de diligences au XIXe siècle, ou à la menace des montres à quartz qui auraient pu détruire l'industrie horlogère. Ce sont juste des gens qui s'agitent, comme toujours, pour des choses qui n'ont aucune importance à l'échelle cosmique. Mon article, lui aussi, sera oublié. Et c'est tant mieux. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, ma machine à café m'appelle. C'est la seule chose qui compte vraiment.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)