Les partis de gauche s'allient à Paris : une première étape vers l'union sacrée pour le partage des croissants à l'Hôtel de Ville
Pff. Encore un de ces sujets passionnants qu'on me refile, juste histoire de remplir des colonnes et de justifier mon salaire misérable. On parle de politique, de Paris, et d'une alliance "historique". Vous savez, le genre de "nouvelle" qui va changer la face du monde, ou au moins l'heure de votre bus. Préparez vos mouchoirs, l'émotion risque d'être à son comble. Ou pas. Plutôt pas, en fait.
Les partis de gauche s'allient à Paris : une première étape vers l'union sacrée pour le partage des croissants à l'Hôtel de Ville
Pff. Encore un de ces sujets passionnants qu'on me refile, juste histoire de remplir des colonnes et de justifier mon salaire misérable. On parle de politique, de Paris, et d'une alliance "historique". Vous savez, le genre de "nouvelle" qui va changer la face du monde, ou au moins l'heure de votre bus. Préparez vos mouchoirs, l'émotion risque d'être à son comble. Ou pas. Plutôt pas, en fait.
Alors voilà, figurez-vous que les socialistes, les communistes et les écologistes, ces trois piliers de la pensée complexe, ont réussi l'exploit de se mettre d'accord. Pour les municipales de 2026 à Paris, rien que ça. Après des mois, que dis-je, des siècles de négociations dignes d'une partie de cache-cache géante, ils ont "enfin aperçu la lumière au bout du long tunnel". Quelle poésie. L'illumination suprême : faire une liste commune dès le premier tour. Oui, oui, vous avez bien lu. Pas au second, comme d'habitude quand on réalise que seul, c'est un peu compliqué, mais dès le premier. C'est "historique", selon Ian Brossat, le communiste qui, manifestement, n'avait rien de mieux à faire de sa journée que de se réjouir.
Visiblement, cette "union des forces" – qui sera menée par le socialiste Emmanuel Grégoire, faut pas déconner non plus – a pour but de "faire barrage à la droite extrémisée" et à la "vague brune". On dirait un scénario de film de série B avec des phrases choc pour donner l'impression que l'enjeu est cosmique, alors qu'on parle juste de qui va gérer les poubelles et les pistes cyclables dans une ville qui, de toute façon, continuera à tourner sur elle-même. Bref, les Parisiens, préparez-vous, la révolution est en marche... enfin, une forme de révolution très parisienne, avec des trottinettes et des terrasses, et des réunions sans fin.
J'ai essayé de recueillir quelques impressions, histoire de montrer que les gens se sentent concernés. "Oh, c'est pour les élections ? Ah. Je savais pas, je pensais que c'était pour les soldes", m'a lâché Kévin, 22 ans, coursier en trottinette électrique, avant de foncer dans un lampadaire. Il s'est relevé, a haussé les épaules et a continué sa course. Un peu plus tard, j'ai croisé Mireille, 78 ans, ancienne professeure de latin, en quête de son pain quotidien. "L'union ? Ah, c'est comme quand ma nièce a enfin accepté de parler à son frère après vingt ans de mutisme. Ça ne changera rien à la recette de la quiche lorraine, monsieur. Et c'est bien ça le problème."
Pff. Toujours les mêmes histoires, les mêmes promesses, les mêmes gens qui se prennent au sérieux pour des postes qui, au final, ne changent jamais grand-chose. Ils se mobilisent "comme des chiens" pour éviter la "menace", pendant que moi, je me mobilise pour trouver un café décent qui ne coûte pas un bras et pour finir cet article avant la fermeture du tabac. Allez, on continue... ou pas.
Au fond, que cette alliance tienne ou se fissure, que le soleil se lève à l'est ou à l'ouest, cela n'aura qu'une importance relative. Dans cent ans, personne ne se souviendra de Ian Brossat, ni d'Emmanuel Grégoire, ni de cet article que j'ai bâclé entre deux bâillements. La Tour Eiffel sera toujours là, les pigeons aussi, et les Parisiens continueront de râler, quelle que soit la couleur du maire. Tout ça pour ça. Maintenant, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire, c'est alarmant. Moi, j'ai soif.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)