Macron déclare (encore) la guerre au narcotrafic à Marseille : les dealers annoncent un cessez-le-feu de 5 minutes pour l'écouter
Bon, allez, on respire un bon coup. Ou pas. Il paraît que l'actualité nous impose de pondre un énième papier sur la guerre éternelle – et totalement fictive – contre la drogue à Marseille. Pff. Personnellement, j'aurais préféré un reportage sur la cuisson parfaite des pâtes, c'est au moins un problème qui a une solution tangible. Mais non, il faut que je vous raconte que le Président, encore une fois, a pointé son nez dans la cité phocéenne pour "déclarer la guerre" au narcotrafic. Comme si les trafiquants avaient attendu son feu vert pour faire leurs petites affaires, ou qu'ils allaient soudainement se dire : "Ah zut, le chef de l'État a parlé, rangeons les colis." L'absurdité du monde, épisode 3 472.
Bon, allez, on respire un bon coup. Ou pas. Il paraît que l'actualité nous impose de pondre un énième papier sur la guerre éternelle – et totalement fictive – contre la drogue à Marseille. Pff. Personnellement, j'aurais préféré un reportage sur la cuisson parfaite des pâtes, c'est au moins un problème qui a une solution tangible. Mais non, il faut que je vous raconte que le Président, encore une fois, a pointé son nez dans la cité phocéenne pour "déclarer la guerre" au narcotrafic. Comme si les trafiquants avaient attendu son feu vert pour faire leurs petites affaires, ou qu'ils allaient soudainement se dire : "Ah zut, le chef de l'État a parlé, rangeons les colis." L'absurdité du monde, épisode 3 472.
Donc, oui, le chef de l'État a refait le coup. Discours martial, poing serré, promesses de "tolérance zéro" et de "reconquête territoriale". C'est un peu comme regarder un vieux film en boucle sur une chaîne de télé payante qu'on n'a même pas demandée. On connaît les répliques, on connaît la fin. Les dealers, eux, ont sûrement fait une petite pause café, juste le temps d'écouter les grandes envolées lyriques avant de reprendre leur lucratif service après-vente. On m'a même glissé qu'ils avaient émis un "cessez-le-feu de 5 minutes" par pure courtoisie, histoire de ne pas manquer les bons mots. C'est presque touchant.
J'ai dû me traîner dans les rues pour glaner quelques "réactions". Parce que c'est ça, le journalisme, c'est forcer des gens à dire des banalités pour remplir des lignes.
J'ai d'abord interpellé Dylan, 24 ans, casquette à l'envers, en train de fumer une cigarette roulée dont l'odeur n'avait rien de tabac blond. Je lui demande ce qu'il pense de l'annonce présidentielle. Il m'a regardé d'un œil vide, a tiré sur sa clope et m'a lancé : « Hein ? Ah, ouais... C'est pas la première fois, non ? Bof, j'ai faim. » Fascinant. J'ai ensuite accosté Mireille, 72 ans, qui traînait son cabas au marché. Elle, elle était "très préoccupée". « Oh là là, mon petit, ils disent toujours ça. Moi, ce qui m'inquiète, c'est surtout le prix des tomates. C'est scandaleux, vous savez. » Oui, Mireille, je sais. On est tous préoccupés, mais pas forcément par les mêmes choses, apparemment.
Bref, le grand cirque continue. Les politiques font semblant d'agir, les citoyens font semblant de s'indigner, les journalistes comme moi font semblant de s'intéresser pour pouvoir toucher un salaire de misère et s'offrir un café. Pendant ce temps, les choses restent exactement les mêmes.
Alors, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien d'autre à faire de votre journée. Mais ne vous en faites pas. Dans cent ans, personne ne se souviendra de cet article, de cette énième déclaration, ni même de la tête que vous faisiez en le lisant. C'est le cycle éternel de l'oubli. Allez, je retourne à ma machine à écrire, peut-être que l'info de demain sera sur un chat qui sait faire du skate. Au moins, ça, ce serait nouveau.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)