Macron : 'Je travaillerai jusqu'à la dernière seconde', sauf si un poste à l'ONU se libère avant
Pff. Encore un 31 décembre. Encore 20h. Encore un discours. Et bien sûr, c'est à moi de pondre un truc sur cette ineffable tradition où le président de la République tente de nous convaincre que l'année à venir ne sera pas juste une succession de lundis et de factures. Franchement, après neuf de ces mascarades, la seule utilité que j'y vois, c'est de me rappeler que je suis payé pour écouter des phrases creuses et les retranscrire avec une conviction que je n'ai plus, si tant est que je l'aie jamais eue.
Pff. Encore un 31 décembre. Encore 20h. Encore un discours. Et bien sûr, c'est à moi de pondre un truc sur cette ineffable tradition où le président de la République tente de nous convaincre que l'année à venir ne sera pas juste une succession de lundis et de factures. Franchement, après neuf de ces mascarades, la seule utilité que j'y vois, c'est de me rappeler que je suis payé pour écouter des phrases creuses et les retranscrire avec une conviction que je n'ai plus, si tant est que je l'aie jamais eue.
Alors, le grand homme a parlé. Neuf minutes et cinquante secondes, m'a-t-on soufflé, comme si la précision comptait. C'était le 31 décembre à 20h, au cas où vous auriez préféré regarder une émission de variétés des années 90, ce qui aurait probablement été plus enrichissant. Le message, limpide comme un verre d'eau du robinet après un jour de grève des éboueurs : 2026 "sera utile". Ah. Et bien entendu, il promet de "travailler jusqu'à la dernière seconde" de son mandat. Une promesse d'une originalité stupéfiante, n'est-ce pas ? On imagine qu'il ne s'agit pas de bosser sur son CV pour le prochain poste de Secrétaire général de l'ONU, mais plutôt pour le bien commun, le fameux.
J'ai dû me résoudre à recueillir quelques "impressions" pour la couleur locale, histoire de remplir un peu la page. J'ai croisé Kévin, 22 ans, "influenceur" (comprenez: il filme sa vie qui n'intéresse personne pour de l'argent qu'il n'a pas encore). "Macron ? Euh... il a parlé de la TikTokisation de la société ou un truc comme ça ? Parce que l'année utile, moi c'est surtout d'atteindre le million d'abonnés", m'a-t-il lancé avant de disparaître, hypnotisé par son propre reflet sur son téléphone. Éloquent.
Plus loin, j'ai tenté ma chance avec Mireille, 78 ans, ex-guichetière à la Poste. "Les ingérences étrangères, dites-vous ? Mon voisin russe est très gentil, il m'aide à porter mes courses. Je ne vois pas le problème. Et son discours... ah oui, il a parlé de la météo ou des impôts ? J'ai un peu somnolé, c'était l'heure de mon feuilleton." Voilà. Le peuple est informé, ou pas. Qu'importe, d'ailleurs.
Bref, le président fera tout pour éviter les "ingérences étrangères" en 2027. Ce qui est tout de même rassurant, car on dormira tous beaucoup mieux en sachant que nos bulletins de vote seront protégés des complots cosmiques ou des interférences d'un stagiaire de la CIA. Je ne sais pas vous, mais moi, cette histoire m'a donné furieusement envie d'un café, le genre qui ne sert pas à grand-chose, mais qui est chaud. Allez, on continue.
Au final, dans cent ans, personne ne se souviendra de ce discours. Ni des promesses. Ni de l'utilité supposée d'une année quelconque. Ni même de cet article que j'ai bâclé entre deux bâillements. Alors si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)