Macron lance le nouveau porte-avions: 'Il est si grand qu'on a pu y garer la dette publique et le moral des Français!'
Ah, le grand cirque continue. Encore une de ces annonces qui font vibrer les rédactions (et ma machine à café, de rage) : un nouveau porte-avions. Oui, un bateau. Un très gros bateau, apparemment. Comme si le monde manquait d'énormes jouets flottants. Mon chef m'a dit d'écrire dessus. "Société", qu'il a dit. Quelle société ? Celle qui attend que je ponde ça pour passer à la prochaine distraction ? Pff.
Macron lance le nouveau porte-avions: 'Il est si grand qu'on a pu y garer la dette publique et le moral des Français!'
Ah, le grand cirque continue. Encore une de ces annonces qui font vibrer les rédactions (et ma machine à café, de rage) : un nouveau porte-avions. Oui, un bateau. Un très gros bateau, apparemment. Comme si le monde manquait d'énormes jouets flottants. Mon chef m'a dit d'écrire dessus. "Société", qu'il a dit. Quelle société ? Celle qui attend que je ponde ça pour passer à la prochaine distraction ? Pff.
Bon, où en étions-nous ? Ah oui, le "PA-NG". Porte-Avions de Nouvelle Génération. Quelle créativité dans le nom, j'en ai les larmes aux yeux. Notre président, en grand visionnaire qu'il est, a fait cette grande révélation depuis Abou Dhabi. Parce que c'est bien connu, les chantiers navals français sont aux Émirats. L'actuel Charles de Gaulle est censé tenir jusqu'en 2038, ce qui nous laisse un bon quinze ans pour oublier cette annonce et en faire une nouvelle. Ce futur mastodonte, on nous dit, fera 310 mètres de long, 85 de large, et pèsera 78 000 tonnes. Plus grand que l'ancien, bien sûr. Plus lourd. Plus tout. Avec des catapultes électromagnétiques, apparemment. C'est le futur ! Ou du moins, ce qu'on nous vend comme tel. Et, oh surprise, il sera à propulsion nucléaire. Parce que pourquoi pas une petite centrale flottante pour les 2000 âmes à bord et leurs 40 avions de chasse ? Pratique pour les barbecues en haute mer, je suppose. Le prix ? Ah, ça, ce sera précisé "en février prochain". Ne vous inquiétez pas, on a le temps d'amortir la surprise.
Évidemment, mon rédacteur en chef, qui a des idées lumineuses comme une ampoule grillée, voulait des "réactions citoyennes". J'ai donc traîné mes baskets à la boulangerie du coin. J'ai abordé Kévin, 24 ans, casquette à l'envers et écouteurs vissés. "Alors, Kévin, ce nouveau porte-avions, une bonne nouvelle pour la France ?" Il a levé les yeux de son smartphone. "Un quoi ? Ah, le truc avec Macron ? Nan, je m'en fous, tant que ça fait pas lagger ma connexion." Un grand moment de journalisme. Un peu plus loin, Monique, 72 ans, qui venait de récupérer sa baguette. "Madame, le gouvernement a annoncé la construction d'un nouveau porte-avions..." Elle m'a regardé d'un œil noir. "Un porte-avions ? Ça va me ramener le prix du lait ? Non. Ça va faire baisser ma taxe foncière ? Non. Alors c'est juste de l'argent jeté par les fenêtres, comme d'habitude. Et si vous pouviez bouger, mon bus arrive." Bref, des avis tranchés, d'une profondeur abyssale.
Allez, on continue. Donc, pour résumer, dans quinze ans, on aura un gros bateau nucléaire qui pourra trimbaler des avions. Ça changera quoi ? Absolument rien. Le prix de l'essence sera toujours aussi fluctuant, vos gosses joueront toujours aux mêmes jeux vidéo, et les pigeons continueront de faire chier sur ma fenêtre. Que ce porte-avions soit de 310 mètres ou de 31 kilomètres, l'humanité poursuivra sa course effrénée vers... bah, vers le prochain journal, je suppose. Dans cent ans, personne ne se souviendra de cet article, ni même de ce porte-avions. Et tant mieux. Maintenant, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment pas de vie. J'espère que mon café est chaud.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)