Maduro enlevé : Trump salue 'l'excellence du service de livraison' d'UberEats pour la démocratie pétrolière
Encore un truc à écrire. Je ne sais pas pourquoi je suis payé pour ça, honnêtement. L'Amérique a rejoué son film préféré, celui où elle "libère" des gens, cette fois au Venezuela. Donald Trump a même félicité "l'excellence du service de livraison" d'UberEats pour cette dernière cargaison de "démocratie pétrolière". La paresse intellectuelle n'a aucune limite.
Encore un truc à écrire. Je ne sais pas pourquoi je suis payé pour ça, honnêtement. L'Amérique a rejoué son film préféré, celui où elle "libère" des gens, cette fois au Venezuela. Donald Trump a même félicité "l'excellence du service de livraison" d'UberEats pour cette dernière cargaison de "démocratie pétrolière". La paresse intellectuelle n'a aucune limite.
Donc, pour résumer ce qui a occupé les quelques rares cerveaux de nos rédactions ce week-end : un certain Nicolás Maduro, président du Venezuela, a été "cueilli" chez lui. Une "opération militaire extraordinaire", a claironné Trump. Black-out total, hélicoptères furtifs, commandos... on se croirait dans un nanar des années 80. La mission ? "Absolute Resolve". Quelle originalité.
Le chef d'état-major américain a révélé qu'ils préparaient ça "depuis des mois". Des mois pour capturer un homme chez lui. Chapeau l'artiste. Le paquet, Maduro et son épouse, serait sur un navire, direction New York ou Miami. Sans doute pour un numéro spécial sur Fox News. Le motif ? "Narcoterrorisme" et "menace croissante". Pff, toujours les mêmes rengaines. Marc Rubio, secrétaire d'État, a glissé que Maduro avait "de nombreuses opportunités d’éviter cela". On sent surtout le poids du baril derrière chaque phrase. On joue au pétrole, on gagne du pétrole. C'est simple, non ?
J'ai tenté de recueillir des avis, histoire de remplir un peu l'article. "Qu'est-ce que vous en pensez, Monsieur, de cette intervention au Venezuela ?" "Le Venezuela ? C'est pas là qu'ils font le chocolat ? Ah non, c'est le Vénézuela. J'sais pas, moi. Tant qu'ils touchent pas à mon café." Ça, c'était Jean-Luc, 58 ans, chômeur de longue durée. Et puis, il y a eu Sarah, 26 ans, stagiaire en marketing digital, toute excitée : "C'est super, la démocratie, c'est trop important ! Et puis, ça montre que les États-Unis sont les gentils !" Je lui ai demandé si elle savait où se trouvait le Venezuela sur une carte. Elle a cherché sur son téléphone. Bref.
Et voilà. Encore une "page d'histoire" écrite à l'encre de pétrole. Dans vingt ans, personne ne se souviendra de Maduro, de Trump ou de "Absolute Resolve". Le monde continuera de tourner, les mêmes âneries se reproduiront, et moi, je serai toujours là, à maudire mon clavier en espérant m'acheter une île déserte, loin de toutes ces nouvelles inutiles. Si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire. Allez, je retourne à mon café.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)