Normale Sup ouvre un labo pour 'penser' l'IA : les machines inventent déjà le café soluble à la place des chercheurs
Encore un sujet passionnant à se mettre sous la dent, n'est-ce pas ? La rédaction a décidé que ma vie n'était pas assez morne, alors me voilà, Isaac Afoutre, à devoir vous pondre quelques lignes sur le nouveau machin-truc de Normale Sup. Apparemment, l'élite intellectuelle française a trouvé une nouvelle manière de justifier ses subventions : "penser" l'Intelligence Artificielle. Comme si on n'avait pas déjà assez de gens qui pensent pour nous dire quoi penser. Pff. Je sens d'ici l'odeur du café tiède et des réunions sans fin.
Encore un sujet passionnant à se mettre sous la dent, n'est-ce pas ? La rédaction a décidé que ma vie n'était pas assez morne, alors me voilà, Isaac Afoutre, à devoir vous pondre quelques lignes sur le nouveau machin-truc de Normale Sup. Apparemment, l'élite intellectuelle française a trouvé une nouvelle manière de justifier ses subventions : "penser" l'Intelligence Artificielle. Comme si on n'avait pas déjà assez de gens qui pensent pour nous dire quoi penser. Pff. Je sens d'ici l'odeur du café tiède et des réunions sans fin.
Donc, pour ceux qui se poseraient la question – et je ne sais pas pourquoi vous le feriez –, l'École normale supérieure, ce bastion de l'intellectualisme poussiéreux, vient d'inaugurer son "Institut pour l'IA et la Société" ou "Normalesup.ai". Vous savez, histoire de ne pas passer pour des ringards complets pendant que le reste du monde est déjà en train de faire ses courses avec des robots. On nous dit que 70 "enseignants-chercheurs" de toutes disciplines vont "fédérer leurs travaux". Traduction : 70 personnes vont discuter pendant des heures des mêmes choses que tout le monde, mais avec des mots plus compliqués, et personne ne les comprendra. L'ambition ? "Technologique et politique", bien sûr. Il faut "penser la souveraineté des données" – parce qu'en Europe, on est tellement doués pour ça, pas vrai ? – au lieu de laisser les Américains et les Chinois faire tout le boulot. Allez, on continue, la page doit être remplie.
Pour prendre le pouls de la nation sur cette révolution majeure, j'ai tenté d'interroger quelques spécimens locaux. J'ai abordé Kevin, 22 ans, étudiant en sociologie (forcément), qui traînait près de la fac. "L'IA à Normale Sup ? Euh... c'est quoi, déjà l'IA ? C'est comme ChatGPT, mais en plus intello ? Bah, si ça peut m'aider à écrire mes dissertations, pourquoi pas. Sinon, j'avoue, je m'en fous un peu, j'ai une soirée ce soir." Voilà. Toute la profondeur de la jeunesse. Ensuite, j'ai croisé Marie-Chantal, 67 ans, ex-prof de latin, qui sortait d'une conférence sur les bienfaits du thé à la mélisse. Quand je lui ai parlé de l'institut, elle a plissé les yeux. "L'Intelligence Artificielle ? Ah, c'est comme le minitel, non ? Une mode qui passera. De toute façon, rien ne remplacera un bon dictionnaire Gaffiot. On nous invente toujours de nouvelles bêtises pour nous faire acheter des choses inutiles." Une sagesse désarmante. Ou une cécité volontaire.
Bref. L'ENS veut "penser" l'IA. Pendant ce temps, l'IA, elle, est déjà en train de s'incruster partout, de gérer vos spams à vous dire quoi regarder sur Netflix. Elle n'attend pas qu'une commission de "70 experts" ait fini de rédiger un rapport illisible. On a des grands noms, des "partenaires", des "chaires" et des "startups de la deeptech". Tout le jargon habituel pour vous faire croire que quelque chose de fondamental se passe. La vérité, c'est que dans dix ans, la plupart des concepts discutés dans ces murs seront déjà obsolètes, remplacés par la prochaine lubie technologique. Et cet article, si vous avez eu le courage de le lire jusqu'ici, sera lui aussi oublié. Comme tout le reste. Y compris ma paie misérable pour couvrir ces fadaises. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un café à aller chercher. Et non, ce n'est pas une IA qui va me le préparer. Dommage.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)