Nouvelle performance olympique : les jeunes maires accouchent le vendredi pour voter des budgets le lundi, record d'endurance battu
Ah, la vie. Ses mystères, ses passions, et son inévitable lot d'informations dont on se demande bien l'intérêt profond. Aujourd'hui, mes chers lecteurs – si tant est qu'il en reste, et que vous n'ayez pas déjà basculé dans le coma post-déjeuner – nous allons parler de la femme. Non, pas *la* femme avec un grand F, mais les femmes, ces créatures parfois élues, qui se retrouvent maires de petits patelins et s'évertuent à prouver qu'elles peuvent tout faire. Même l'impossible. Ou l'inutile, c'est selon.
Ah, la vie. Ses mystères, ses passions, et son inévitable lot d'informations dont on se demande bien l'intérêt profond. Aujourd'hui, mes chers lecteurs – si tant est qu'il en reste, et que vous n'ayez pas déjà basculé dans le coma post-déjeuner – nous allons parler de la femme. Non, pas la femme avec un grand F, mais les femmes, ces créatures parfois élues, qui se retrouvent maires de petits patelins et s'évertuent à prouver qu'elles peuvent tout faire. Même l'impossible. Ou l'inutile, c'est selon.
Pff. Encore un de ces sujets où l'on est censé s'extasier devant la "force" et le "courage" de l'être humain. Figurez-vous qu'il y a des jeunes femmes, maires de villages dont vous n'avez jamais entendu parler – et c'est bien normal – qui, après avoir accouché le vendredi, sont de retour en mairie le lundi pour voter des budgets. Le lundi ! Je le jure. On les dit "superwomen", moi je dis "fatiguées". Et un peu maso, peut-être. Mais bon, chacun son truc. Certains font du parachutisme, d'autres se lancent dans la politique locale juste après une césarienne. C'est l'aventure.
Le journalisme, ça me paie le café (à peine), donc je dois vous expliquer. Apparemment, concilier début de carrière, bébé et mandat municipal dans un monde d'hommes de 60 ans, c'est un exploit. Et le système ? Il n'a rien prévu, bien sûr. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale ? Oubliées. Le remplacement pendant un congé maternité ? Une blague. Parce qu'une maire, même avec un nourrisson, elle continue "d'exercer son mandat". Bien sûr. Pendant qu'elle change une couche, elle doit certainement réfléchir à la nouvelle subvention pour le club de pétanque. Logique.
J'ai tenté de recueillir quelques "avis" sur ce phénomène, histoire de remplir un peu l'article. — « C'est important, le budget de la commune », m'a confié Jeannette, 78 ans, en tricotant un pull pour un chien imaginaire. « Quand on est maire, on doit être là. » Je lui ai demandé si elle avait déjà accouché le vendredi pour être en réunion le lundi. Elle m'a regardé comme si j'étais un extraterrestre, puis a repris sa maille. — Un peu plus loin, j'ai croisé Kévin, 22 ans, qui traînait devant l'épicerie. « La politique ? Franchement, je m'en fous. Mais si elles peuvent accoucher et travailler, tant mieux pour elles, non ? Moi, quand je bosse, j'ai la flemme, alors... » Il a bâillé. Une vision profonde de la société, n'est-ce pas ?
Bref. On nous parle de "charge mentale intenable", de "trois vies" (famille, boulot, élue) et de l'absurdité du système. Et la ministre chargée des Collectivités territoriales, Dominique Faure, a même avoué qu'une "évolution législative" était "nécessaire". Incroyable perspicacité. Cela fait des décennies que les femmes existent, et la politique découvre qu'elles peuvent avoir des enfants. Quelle avancée !
Mais bon, à quoi bon s'énerver ? Dans cent ans, personne ne se souviendra de Laurine Gillot, ni d'Emilie Cessin, ni même de cet article que j'ai bâclé entre deux cafés froids. L'humanité continuera de courir après des chimères, de s'épuiser pour des choses futiles, et de s'étonner de l'évidence. Allez, j'ai ma pause. Ou pas. Je ne sais même plus.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)