Procès des assistants du RN : Marine Le Pen assure que ses employés étaient en fait des 'stagiaires bénévoles en reconversion' payés en cartes cadeaux Lidl.
Ah, les procès politiques… Il y a des matins où l'on se demande pourquoi on ne travaille pas à l'usine. Au moins, là-bas, on sait pourquoi on s'ennuie. Ici, je dois pondre des lignes sur des histoires de "fausses factures" ou d'"emplois fictifs" déguisés, dont la seule surprise est l'absence totale de surprise. Accrochez-vous, si vous avez le courage, car la farce continue, et je n'ai pas encore eu mon café.
Ah, les procès politiques… Il y a des matins où l'on se demande pourquoi on ne travaille pas à l'usine. Au moins, là-bas, on sait pourquoi on s'ennuie. Ici, je dois pondre des lignes sur des histoires de "fausses factures" ou d'"emplois fictifs" déguisés, dont la seule surprise est l'absence totale de surprise. Accrochez-vous, si vous avez le courage, car la farce continue, et je n'ai pas encore eu mon café.
Bref, nous voilà donc replongés dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National – pardon, du Rassemblement National. Un feuilleton palpitant où l'argent public se transforme en valse-hésitation entre les bureaux du Parlement européen et le siège d'un parti politique. Le grand moment de cette semaine fut, apparemment, l'interrogatoire de Marine Le Pen. Et, surprise générale (non), elle a déroulé un "argumentaire bien rodé", selon les experts qui s'attendent à ce genre de choses. Personnellement, je trouve que le terme "argumentaire bien rodé" est une politesse pour "le même refrain qu'on entend depuis des lustres". Mais qui suis-je pour juger, si ce n'est un type mal payé contraint d'écrire sur ça.
Il paraît même que la présidente de la cour, d'habitude plutôt du genre à distribuer les torgnoles verbales aux autres accusés – genre Nicolas Bay ou ce pauvre Julien Odoul, dont le parcours politique semble avoir la stabilité d'un château de cartes – était d'une "aimabilité" confondante avec Madame Le Pen. Pff. Tant mieux pour elle, ça change un peu des juges qui font semblant de s'intéresser.
Prenons le cas de Julien Odoul, par exemple. Condamné en première instance, il a eu le mérite de naviguer entre le PS, le Nouveau Centre, l'UDI et même un passage chez Bruno Le Maire, avant de se poser au FN. Là, il rêvait d'être l'assistant de Marine Le Pen. Mais non, on le colle avec une eurodéputée "pas très productive", "pas très chevronnée", selon ses propres mots, tout en ayant son bureau au siège du parti. On imagine l'intense travail législatif... Il a fini par devenir "conseiller spécial" de Marine Le Pen, ce qui, on l'aura compris, n'avait rien à voir avec Strasbourg ou Bruxelles. Mais si vous avez lu jusqu'ici, vous aviez déjà deviné la suite, non ?
J'ai demandé à Kévin, 22 ans, qui traînait près de la buvette du tribunal, ce qu'il pensait de l'affaire. Il a haussé les épaules. « Moi, les politiques, j'en ai rien à foutre. Tant qu'il y a du Wi-Fi gratuit, ça me va. » Une profondeur abyssale, on en conviendra. Plus loin, Simone, 78 ans, une dame coiffée d'un casque et visiblement perdue entre le tribunal et le supermarché, m'a confié : « Des assistants ? Mais pour quoi faire ? Mon fils est plombier, il n'a pas d'assistants, lui. Juste une bonne boîte à outils. » Éclairant.
Allez, on continue. Dans le fond, cette histoire d'assistants, de "stagiaires bénévoles" payés en cartes cadeaux Lidl (ou l'équivalent monétaire en fonds européens détournés, selon les mauvaises langues), n'est qu'une énième pièce de théâtre. Les faits sont là, les "arguments bien rodés" aussi, et le cycle se répète. Dans cent ans, cette encre sera effacée, ces noms oubliés, et d'autres "assistants" seront sans doute en train de "bénévoler" pour de nouvelles combines. Allez, je crois que j'ai gagné mon café. Ou une bière. Ça dépend de l'heure. Et si mon salaire est tombé.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)