Rachida Dati perquisitionnée : 'On cherchait des idées pour Paris, on a trouvé des factures !'
Pff. Encore une histoire de "scandale" politique. Comme si ma vie n'était pas déjà assez vide de sens, il faut que je ponde quelques centaines de mots sur la ministre de la Culture, Rachida Dati, et ses petits tracas. Apparemment, on lui a fait les tiroirs. Les miens sont vides, mais ça n'intéresse personne. Allez, respirez un grand coup, et faisons comme si ça allait changer le monde.
Rachida Dati perquisitionnée : 'On cherchait des idées pour Paris, on a trouvé des factures !'
Pff. Encore une histoire de "scandale" politique. Comme si ma vie n'était pas déjà assez vide de sens, il faut que je ponde quelques centaines de mots sur la ministre de la Culture, Rachida Dati, et ses petits tracas. Apparemment, on lui a fait les tiroirs. Les miens sont vides, mais ça n'intéresse personne. Allez, respirez un grand coup, et faisons comme si ça allait changer le monde.
Donc, jeudi, nos chers enquêteurs, visiblement en quête de sensations fortes (ou d'un déjeuner gratuit), se sont invités chez la ministre, à la mairie du 7e arrondissement qu'elle dirige, et même, joie suprême, au ministère de la Culture. Oui, le temple de l'ennui officiel. Ils cherchaient quoi ? Des preuves que madame Dati aurait joyeusement encaissé 299 000 euros de GDF Suez quand elle était députée européenne. Sans le déclarer, bien sûr. Parce que déclarer, c'est chiant, n'est-ce pas ? Surtout quand on est occupé à choisir les rideaux du bureau. L'affaire, ouverte "notamment pour corruption active et passive", est partie d'un "signalement Tracfin". Tracfin, c'est un peu le voisin curieux qui voit toujours un truc louche. Quelle surprise. Des juges, des avocats qui ne commentent pas... le grand classique.
J'ai tenté de recueillir l'avis de "l'homme de la rue", une activité que je déteste cordialement. "Alors, Kevin, 22 ans, étudiant en 'art de vivre' (comprendre : chômeur professionnel), qu'en penses-tu ?" Il a bâillé. "Rachida Dati ? Bof, je m'en fous, tant qu'il y a du Wi-Fi." Sublime.
J'ai ensuite accosté Marie-Thérèse, 78 ans, ex-prof de maths, qui attendait son bus. "Madame, cette perquisition..." Elle m'a regardé d'un œil vitreux. "Perquisition ? C'est comme la pétition pour la retraite ? De mon temps, on travaillait, monsieur. On avait une vie." Elle n'a pas tort, en un sens.
Bref, pendant que certains cherchent des billets sous les matelas des puissants, moi, je cherche le sens de ma journée. Le café sera froid avant que je n'aie fini ce truc. Pff... Apparemment, Dati avait déjà été citée dans le dossier Carlos Ghosn. Elle est tenace, faut dire ce qui est. Ou alors, c'est le destin qui s'acharne.
Au final, est-ce que ça change quoi que ce soit ? Dans trois semaines, on aura un nouveau "scandale" pour occuper les esprits. Dans un an, Dati sera peut-être à un autre poste. Dans cent ans, on sera tous poussière, et personne ne se souviendra de GDF Suez, de Rachida Dati, ni de cet article que j'ai écrit avec la joie d'un condamné. Allez, un dernier soupir, et je vais enfin chercher ce café.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)