Révolution ! Trump découvre le principe de 'pas d'arme dans une manif', le monde politique est sous le choc.
C'est avec un soupir audible qui devrait logiquement faire trembler les fondations de l'édifice médiatique que je m'apprête à vous narrer la nouvelle du siècle, ou du moins, de la semaine, si vous êtes du genre à vous passionner pour les variations infimes du théâtre de l'absurde politique. Préparez-vous à une révélation qui va, j'en suis sûr, changer... absolument rien.
C'est avec un soupir audible qui devrait logiquement faire trembler les fondations de l'édifice médiatique que je m'apprête à vous narrer la nouvelle du siècle, ou du moins, de la semaine, si vous êtes du genre à vous passionner pour les variations infimes du théâtre de l'absurde politique. Préparez-vous à une révélation qui va, j'en suis sûr, changer... absolument rien.
Alors, respirez un bon coup : il semblerait que le bon sens, ce concept aussi rare qu'un éditorialiste honnête, ait fait une apparition fugace dans l'entourage de Donald Trump. Oui, vous avez bien lu. Stephen Miller, l'homme dont le nom seul évoque des relents de napalm matinal, a eu une illumination. Après la mort d'Alex Pretti, cet infirmier de 37 ans abattu par la police aux frontières à Minneapolis, Monsieur Miller a concédé... tenez-vous bien... de "possibles manquements au protocole". C'est fou, non ? Genre, quand on envoie des agents fédéraux frapper et tuer des gens qui ne menacent personne, ça pourrait ne pas être la procédure standard. Qui l'eût cru ?
Pourtant, il y a quelques jours, le même Miller traitait Pretti d'"assassin en puissance". Mais face à quelques vidéos qui montraient... un meurtre, la Maison Blanche a dû opérer une "petite désescalade". C'est le président lui-même qui l'a dit. "Petite", c'est le mot. Genre, on arrête de jeter de l'essence, on passe à l'huile de coude, mais on garde la mèche allumée. Bref.
J'ai dû me fader quelques "témoignages" pour ce papier, parce que c'est le protocole, apparemment. J'ai croisé Kevin, 22 ans, étudiant en rien du tout, devant un kiosque. "La désescalade ? C'est quand ils mettent moins de sucre dans le café, non ? Moi, je bois du thé, du coup..." Inutile. Plus tard, j'ai accosté Mireille, 68 ans, qui semblait regarder un pigeon avec une intensité suspecte. "Les protocoles... à mon époque, on savait se tenir. Mais bon, la jeunesse..." Elle a secoué la tête et a continué d'observer son volatile. Passionnant.
Pendant ce temps, à Minneapolis, Ilhan Omar, une élue qui a le malheur de se trouver sur le chemin des caméras, s'est fait arroser d'un liquide non identifié. Preuve que la "désescalade" tient plus de l'opération de communication que d'un réel apaisement. Pff. L'administration Trump change de ton, mais les gens continuent à faire n'importe quoi. Quelle surprise.
Allez, on continue. Ce monde est un spectacle permanent où les mêmes âneries se répètent inlassablement, juste avec des acteurs différents. Dans cent ans, personne ne se souviendra d'Alex Pretti, de Stephen Miller ou de mon café froid. On aura juste d'autres raisons de s'énerver pour des non-événements. Mais si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment pas de vie. J'espère que mon chèque sera à la hauteur de l'ennui que j'ai dû endurer pour vous. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, ma pause clope m'appelle.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)