Scandale à Charlie Hebdo : une caricature jugée 'raciste'... par la caricature elle-même !
Ah, les joies infinies de ma profession. Encore une énième histoire de gens qui s'énervent pour des dessins. On m'a dit : "Isaac, il faut couvrir l'affaire Charlie Hebdo et leur dernière provocation". Pro-vo-ca-tion. Le mot est lâché, comme si l'humanité n'avait pas d'autres soucis que de savoir si un coup de crayon a vexé quelqu'un. Bref, encore une journée à tenter de donner un sens à l'insignifiant. Je crois que mon mug de café a plus de personnalité que la plupart des protagonistes de cette histoire.
Ah, les joies infinies de ma profession. Encore une énième histoire de gens qui s'énervent pour des dessins. On m'a dit : "Isaac, il faut couvrir l'affaire Charlie Hebdo et leur dernière provocation". Pro-vo-ca-tion. Le mot est lâché, comme si l'humanité n'avait pas d'autres soucis que de savoir si un coup de crayon a vexé quelqu'un. Bref, encore une journée à tenter de donner un sens à l'insignifiant. Je crois que mon mug de café a plus de personnalité que la plupart des protagonistes de cette histoire.
Alors, pour ceux qui auraient hiberné ces dernières années (les chanceux), Charlie Hebdo, le journal satirique qui a l'art de se mettre tout le monde à dos, a récidivé. Cette fois-ci, ils ont imaginé le petit Alan Kurdi, vous savez, ce gamin dont la photo sur une plage avait ému la planète entière pendant cinq minutes, devenu adulte. Et, surprise, il est dépeint comme un "tripoteur en Allemagne". Oui, vous avez bien lu. Une blague délicate, comme à leur habitude, faisant référence aux agressions sexuelles de Cologne, commises (paraît-il) par des migrants. L'idée, m'explique-t-on, serait de "satiriser" ceux qui mettent tous les migrants dans le même panier. Pff. Une satire qui finit par ressembler étrangement à ce qu'elle dénonce. C'est ce qu'on appelle la boucle existentielle du non-sens.
Forcément, ça a hurlé. Sur Twitter, évidemment. Accusations de racisme, d'islamophobie, de mauvais goût. Les mêmes ritournelles qu'à chaque fois. On dirait un disque rayé. J'ai tenté de recueillir quelques "avis éclairés" pour ce chef-d'œuvre journalistique, payé à coups de lance-pierres.
J'ai d'abord interpellé Kevin, 22 ans, en pleine dégustation de bubble tea. "Charlie Hebdo ? Ah oui, le journal où y'a des dessins. C'est un peu relou de s'énerver pour un dessin, non ? Moi, j'aime bien quand c'est drôle, mais là, je sais pas. C'est pas TikTok, ça." Une analyse d'une profondeur abyssale.
Puis, il y a eu Colette, 78 ans, rencontrée devant la boulangerie. "Charlie Hebdo... Oh, je ne lis plus ça, mon garçon. Depuis que mon Jacques est parti, je préfère mes mots fléchés. Mais de mon temps, on ne se plaignait pas pour si peu. Et puis, la caricature, c'est comme le vin, ça dépend de ce qu'on y met, hein." La sagesse populaire est parfois... populaire.
Allez, on continue. Certains "experts" s'étranglent en expliquant que Charlie Hebdo renforce ce qu'il prétend critiquer. D'autres disent que c'est de l'art, de la liberté d'expression, que "vous ne comprenez rien à la satire française". On s'en fiche. Que ce soit de l'art, de la provocation, ou juste une blague foireuse, le résultat est le même : on en parle, on s'indigne, on oublie.
Dans cent ans, personne ne se souviendra d'Alan Kurdi, ni des polémiques de Charlie Hebdo, ni de Kevin et Colette, et encore moins de moi. La seule chose qui restera, c'est peut-être la tache de café sur mon bureau. Ça, au moins, c'est concret.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)