Trump ferme le Kennedy Center pour 'travaux d'importance capitale'... comme installer un minigolf.
On me demande encore d'écrire sur ça. Le Kennedy Center. Vraiment ? Comme si le monde manquait de sujets passionnants. Apparemment, un ancien président a décidé que ce machin dédié aux arts – parce que oui, les arts, on s'en fiche pas mal – méritait un coup de projecteur, mais pas pour les raisons habituelles. Non, pour des motifs si essentiels qu'on se demande comment l'humanité a survécu jusque-là sans cette information capitale. Soupir.
On me demande encore d'écrire sur ça. Le Kennedy Center. Vraiment ? Comme si le monde manquait de sujets passionnants. Apparemment, un ancien président a décidé que ce machin dédié aux arts – parce que oui, les arts, on s'en fiche pas mal – méritait un coup de projecteur, mais pas pour les raisons habituelles. Non, pour des motifs si essentiels qu'on se demande comment l'humanité a survécu jusque-là sans cette information capitale. Soupir.
Alors, voilà. Il y a un peu plus d'un an, un certain Donald Trump, figure dont vous avez peut-être déjà entendu parler si vous sortez de votre grotte de temps en temps, a été nommé président du conseil d'administration du Kennedy Center. Instantanément, la flamme de la controverse s'est allumée. Une flamme si intense qu'elle a fait ricaner le Soleil.
Puis, comme si ça ne suffisait pas, le conseil, composé de brillants esprits sans doute animés par la soif de pertinence, a voté pour renommer le lieu : « Le Centre Mémorial des Arts du Spectacle Donald J. Trump et John F. Kennedy ». Oui, vous avez bien lu. Pourquoi se contenter d'un nom quand on peut en avoir deux ? Et pourquoi pas dix, tant qu'on y est ? Évidemment, ça n'a pas plu à tout le monde. Des artistes, avec leur sensibilité légendaire, ont commencé à annuler leurs spectacles. Hamilton, le machin qui fait pleurer dans les chaumières, a retiré ses billes. Issa Rae, Philip Glass, Béla Fleck... tous ces noms dont vous oublierez l'existence avant même la fin de cet article, ont fait leurs caprices. Pff. Richard Grenell, le directeur exécutif du Kennedy Center, a même dû se fendre de réponses sur les réseaux sociaux. Imaginez le drame. Un homme obligé de taper des lettres sur un clavier parce que des musiciens ont des états d'âme. Le monde tourne vraiment à l'envers. La bonne nouvelle (ou pas, tout dépend de votre degré d'investissement dans ces futilités) est que le Congrès n'a toujours pas autorisé ce changement de nom. Donc, on continue de l'appeler le Kennedy Center, comme avant. Tout ça pour ça. Franchement, ils auraient pu se contenter d'installer un minigolf directement, ça aurait été moins de chichis pour le même niveau d'importance culturelle.
J'ai même tenté d'interviewer des gens. Juste pour dire que j'ai fait mon travail. J'ai attrapé Kevin, 23 ans, étudiant en marketing digital (non, je ne sais pas ce que c'est non plus), devant un Starbucks. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de toute cette histoire. Il m'a regardé d'un air vide et m'a demandé si j'avais une clope. Non, Kevin, je n'ai pas de clope. Et non, ça ne va pas changer ta vie. Plus loin, assise sur un banc, Yvette, 78 ans, ancienne comptable, tricotait un pull pour un arrière-petit-enfant dont elle avait visiblement oublié le nom. « Le Kennedy Center ? » a-t-elle grommelé. « Ah oui, là où ils passent des trucs qui coûtent un bras. De mon temps, on allait au bal musette, au moins on dansait. Toutes ces histoires de noms, c'est pour faire parler les journalistes qui n'ont rien à dire. » Elle n'a pas tort, la vieille. Elle n'a pas tort du tout.
Bref, voilà. Un centre culturel, un nom, des artistes qui boudent, des politiques qui s'agitent. La routine. Dans cent ans, personne ne se souviendra de tout ça. Ni du Kennedy Center, ni de Trump, ni de cet article que j'ai bâclé entre deux cafés froids. L'important, c'est que je puisse enfin aller en boire un autre. Un bon, cette fois. Adieu.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)