Une étude révèle que la disparition des tickets de caisse favoriserait aussi le vote RN
Pff... Encore une étude. C'est vrai que la disparition des tickets de caisse, c'est LE drame de notre époque, hein ? On n'a plus rien pour caler une table bancale ou faire des petits bateaux en papier. Mais bon, apparemment, d'autres cerveaux brillants ont trouvé une corrélation encore plus capitale. Et devinez quoi ? Ça n'a rien à voir avec les tickets de caisse. C'est une histoire de bars-tabacs. Oui, vous avez bien lu. J'ai un article à rendre, alors allons-y, gâchons un peu de papier.
Pff... Encore une étude. C'est vrai que la disparition des tickets de caisse, c'est LE drame de notre époque, hein ? On n'a plus rien pour caler une table bancale ou faire des petits bateaux en papier. Mais bon, apparemment, d'autres cerveaux brillants ont trouvé une corrélation encore plus capitale. Et devinez quoi ? Ça n'a rien à voir avec les tickets de caisse. C'est une histoire de bars-tabacs. Oui, vous avez bien lu. J'ai un article à rendre, alors allons-y, gâchons un peu de papier.
Alors voilà, des universitaires, payés probablement à faire des choses bien plus utiles que moi, ont pondu une théorie révolutionnaire : la fermeture des bars-tabacs serait directement liée à la montée du vote Rassemblement National. Évidemment, qui aurait pu le prédire ? Ces lieux mythiques où l'on croisait Ginette du 3ème, le cousin Kevin et le facteur, entre deux PMU et un paquet de clopes, étaient en fait les piliers de notre cohésion sociale. Sans eux, on s'atomise, on se replie, on devient... extrémiste ? C'est fascinant de voir à quel point les gens sont prêts à chercher des explications complexes à des phénomènes complexes, pour aboutir à des simplifications risibles.
Entre 2002 et 2022, la France a perdu 18 000 de ces temples de la sociabilité populaire. Dix-huit mille. Ça en fait des cafés sans "Bonjour Monsieur", des paquets de jeux à gratter non vendus et des conversations ratées sur la pluie et le beau temps. Selon ces chercheurs du Centre pour la recherche économique et ses applications (sérieusement, ça existe), cette "érosion du lien social local" aurait des conséquences politiques profondes. Bref, parce que tu n'as plus un comptoir où t'ennuyer en sirotant un diabolo-menthe, tu finis par voter pour des gens qui crient plus fort que les autres.
J'ai tenté d'interviewer des "citoyens concernés". J'ai trouvé Roger, 73 ans, ancien postier à la retraite. "Avant, on allait au Balto pour le tiercé. Maintenant, je fais ça sur internet, c'est pas pareil. On voit plus personne. Mais le RN ? Pff, moi j'ai toujours voté pour le candidat qui mettait le plus d'affiches." Une analyse d'une profondeur sidérante, vous en conviendrez. J'ai aussi croisé Chloé, 24 ans, étudiante en lettres modernes. Je lui ai demandé si la disparition des bars-tabacs affectait son vote. Elle m'a regardé comme si j'avais deux têtes et m'a demandé où était la gare. Les lumières de la sociologie sont décidément impénétrables.
Ah oui, et le RN, avec leur flair habituel pour ce qui fait râler le chaland, aurait "acquis une position dominante dans le cadrage du déclin territorial" en utilisant un "langage symbolique et affectif". Parce que c'est bien connu, un bar-tabac qui ferme, c'est le symbole même de la fin d'une civilisation. Allez, on continue.
Au final, tout ça pour dire que l'Homme est un être social, qui a besoin de ses petits rituels quotidiens pour ne pas trop penser. Et quand on lui enlève ses rituels, il se tourne vers... des choses. Des choses qui, au fond, n'auront aucune importance dans 100 ans. Cet article non plus, d'ailleurs. N'est-ce pas merveilleux ? Maintenant, si vous avez lu jusqu'ici, vous n'avez vraiment rien de mieux à faire. Moi, j'ai une tasse de café tiède qui m'attend.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)