Urgent : Platon banni d'une université américaine pour 'langage inapproprié' et 'absence de diversité'.
Ah, la glorieuse actualité ! Chaque jour, son lot de "révélations" qui nous rappellent l'inanité de l'existence et l'incroyable capacité de l'humanité à se prendre au sérieux pour des futilités abyssales. Aujourd'hui, préparez-vous à être sidérés (ou pas, si comme moi vous avez déjà dépassé le stade de l'étonnement) par l'affaire Platon. Oui, Platon. Le type qui a écrit des trucs il y a deux mille cinq cents ans. Pff...
Ah, la glorieuse actualité ! Chaque jour, son lot de "révélations" qui nous rappellent l'inanité de l'existence et l'incroyable capacité de l'humanité à se prendre au sérieux pour des futilités abyssales. Aujourd'hui, préparez-vous à être sidérés (ou pas, si comme moi vous avez déjà dépassé le stade de l'étonnement) par l'affaire Platon. Oui, Platon. Le type qui a écrit des trucs il y a deux mille cinq cents ans. Pff...
Alors, où en sommes-nous ? À la Texas A&M University, une sorte d'établissement où l'on est censé penser, un professeur de philosophie s'est vu prier, gentiment mais fermement, de retirer quelques passages du Banquet de Platon de son cours. La raison ? Ces textes ancestraux, qui osent aborder des sujets comme "la patriarcat, la masculinité, l'identité de genre et la condition humaine" (parait-il !), ne correspondraient pas aux nouvelles règles de l'université. Ces règles, d'une intelligence rare, interdisent toute discussion sur "l'idéologie de la race ou du genre, ou les sujets liés à l'orientation sexuelle ou l'identité de genre". C'est beau. C'est du progrès. Censurer un pilier de la pensée occidentale pour… on ne sait plus trop quoi, à vrai dire.
Bref, un type qui a médité sur la caverne se retrouve lui-même mis à la porte de la caverne universitaire. L'ironie est tellement grossière qu'elle en devient presque charmante. Le professeur en question, Martin Peterson, a donc dû remanier son programme. Il va désormais parler de liberté d'expression. Excellent. Pour expliquer la censure, il faut censurer d'abord. Logique implacable.
J'ai essayé d'obtenir des réactions, parce que c'est mon travail, et que je suis payé (mal) pour ça. J'ai croisé Kévin, 22 ans, étudiant en marketing numérique, à la sortie de la cafétéria. "Platon ? C'est le nouveau rappeur ? Non, sérieux, je m'en fiche. Tant qu'on a le Wi-Fi et que mes vidéos TikTok chargent, ça va." Fascinant. J'ai ensuite appelé un membre anonyme du "Conseil des Régents" de l'université, qui a insisté sur l'importance de "protéger nos étudiants de contenus potentiellement clivants". Il m'a raccroché au nez en mentionnant "les valeurs fondamentales" et "la sérénité du campus". J'imagine bien la sérénité.
Allez, on continue. Dans le fond, peu importe. Dans cent ans, personne ne se souviendra de Platon, ni de cette histoire, ni même de cette université. Les gens continueront à s'agiter pour des chimères, à interdire des mots, à débattre du sexe des anges ou du genre des centaures. Et moi, je serai toujours là, à rédiger des articles que personne ne lira vraiment, en attendant ma retraite. Ou mon café.
Zone de retour à la réalité
🤯 Vous n'avez pas compris la blague ? Lisez la réalité (c'est plus chiant).(Lien externe vers une source d'information garantie 100% sans humour)